Sécurité

RDC : sept tués et onze blessés dans l’attaque d’un village du Kasaï

Soldats de la Monusco à Kinshasa, en août 2006. © John Bompengo/AP/SIPA

Sept personnes ont été tuées et onze blessées dans la nuit de dimanche à lundi dans un village du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo, théâtre des violences récurrentes entre communautés, a indiqué lundi à l'AFP un responsable local.

« Des hommes armés proches du chef de groupement Kalamba Dilondo ont fait incursion cette nuit dans le village de Matopolo et ont tué sept personnes à l’aide des fusils de chasse calibre 12 », a déclaré à l’AFP l’administrateur du territoire de Mweka, Jacob Pembelongo.

« Toutes les personnes tuées sont de la communauté des Mpiang » dépendant du chef traditionnel Justin Shakobe, a précisé le responsable. Onze autres personnes ont été grièvement blessées et transportées au centre de santé de Nkinda, à 30 km de Mweka dans la province du Kasaï (centre), a-t-il ajouté.

« Ce bilan de sept morts (et onze blessés) est provisoire », a expliqué sous couvert d’anonymat un officier de l’armée, qui a accusé les miliciens membres de la communauté Kete, proches du chef traditionnel Kalamba Dilondo, d’être responsables de cette attaque, sans en indiquer les raisons.

Regain de violences

Le village attaqué s’est vidé de ses 700 habitants qui ont trouvé refuge dans la brousse, a indiqué M. Pembelongo. « L’armée a pris des dispositions pour déployer des militaires dans cette zone », a déclaré le même source. Le village de Matopolo est situé à 220 km au nord de Kananga, capitale de la province du Kasaï-central.

La situation sécuritaire est volatile dans plusieurs villages dans la région du Kasaï. Des miliciens se réclamant du chef Kalamba Dilondo y sèment la terreur, selon plusieurs témoignages. Arrêté par l’armée au mois de mars dernier, le chef Kalamba Dilondo a été libéré et est retourné début mai dans son village accompagné par le gouverneur du Kasaï à bord d’un hélicoptère de la mission de l’ONU en RDC (Monusco).

La région du Kasaï était particulièrement en proie à des violences depuis la mort le 12 août 2016 du chef traditionnel Kamuina Nsapu ayant causé la mort de plus de 3 000 personnes et 1,4 million de déplacés en une année.

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