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Inondations en Sierra Leone : 441 victimes déjà enterrées

Par AFP

Un bénévole et un soldat portent le 19 août 2017 le corps d'une victime des inondations qui ont frappé Freetown, en Sierra Leone, quelques jours plus tôt. © AFP / SEYLLOU

Les corps de 441 victimes des inondations catastrophiques qui ont touché la capitale de la Sierra Leone en début de semaine ont été enterrée, selon un décompte arrêté vendredi, a indiqué samedi le vice-ministre de l'Information et de la Communication, Cornelius Deveaux.

« Jusqu’à hier, les corps de 441 personnes ont été enterrés. Le nombre de disparus est toujours en cours d’évaluation », a déclaré samedi après-midi à l’AFP M. Deveaux.

A Genève, un haut responsable de la Croix-Rouge avait indiqué vendredi que le bilan des inondations, les pires dans l’histoire récente du pays, s’élevait à « plus de 400 morts » et que 600 personnes étaient toujours portées disparues.

Un employé de la morgue de l’hôpital Connaught, Mohamed Sinneh Kamara, a fait état d’un nombre légèrement plus élevé, selon un décompte également arrêté vendredi.

« Nous avons enterré 50 corps supplémentaires vendredi. Jusqu’à présent, nous avons enterré 450 personnes », a dit M. Kamara à l’AFP, en expliquant que « la plupart de ces corps étaient en état de décomposition » et que les familles n’avaient pas été autorisées à tenter de les identifier.

« Nous recevons des appels des habitants des zones sinistrées toutes les trois ou quatre heures à propos d’un corps retrouvé dans des systèmes d’écoulement d’eau ou dans les décombres d’un bâtiment », a ajouté l’employé de la morgue centrale de Freetown.

Après la mise en terre à partir de mardi de parties des corps de victimes, qui avaient été empilées dans des sacs mortuaires, des enterrements collectifs ont eu lieu jeudi et vendredi dans la localité de Waterloo, proche de la capitale, où sont déjà enterrées des victimes de l’épidémie du virus Ebola, qui a fait 4.000 morts en Sierra Leone en 2014 et 2015.

Sur le terrain, les agences internationales et les ONG continuaient à porter secours aux milliers de personnes restées sans abris, afin notamment d’empêcher l’apparition de maladies qu’entraînent habituellement les inondations telles que le choléra et la malaria.

Les recherches de victimes se poursuivaient samedi. Trois nouveaux corps ont été retrouvés dans le quartier de Regent, où une colline s’était effondrée, selon des membres des services de secours.

Les habitants de Freetown – capitale de quelque 1,2 million de personnes d’un des pays les plus pauvres au monde – ont été surpris dans leur sommeil dans la nuit de dimanche à lundi quand, après trois jours de pluies torrentielles, des torrents de boue ont envahi les rues et que des pans de collines se sont effondrés sur les habitations.