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Mali: l’otage français est en vie, revendication en cours de vérification

Par AFP

Mali: l'otage français est en vie, revendication en cours de vérification © AFP

Le Français enlevé mardi au Mali est en vie selon des informations des autorités maliennes, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, précisant que la revendication par un groupe djihadiste du rapt était toujours en cours de vérification.

« Nous avons eu des informations par les autorités maliennes. D’après ce qu’on peut savoir, oui », l’otage est en vie, a déclaré M. Fabius, interrogé par le groupe de médias RMC-BFM.

« Il y a eu une revendication mais qu’on n’a pas pu encore vérifier. Il aurait été enlevé par un groupe de djihadistes du nord », a dit M. Fabius. « Maintenant, il faut se méfier parce qu’on ne sait pas exactement les conditions dans lesquelles cela s’est passé. On ne sait pas si c’est un groupe qui l’a enlevé pour le revendre à un autre groupe, ou si c’est directement des gens du nord », a-t-il poursuivi.

Dans un appel téléphonique à l’AFP, un responsable du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un des groupes armés qui occupent le nord du Mali, a indiqué mercredi soir que l’otage était entre leurs mains, sans préciser explicitement si c’était son groupe ou ses alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui le détenaient.

Laurent Fabius a répété qu’il ne fallait pas aller dans cette région de l’ouest du Mali « parce que c’est extrêmement imprudent », même si cette zone « n’apparaissait pas jusqu’ici comme contrôlée par les terroristes ».

Le nouvel enlèvement porte à sept le nombre d’otages français aux mains des islamistes armés au Sahel. Six d’entre eux avaient été enlevés par Aqmi: quatre dans le nord du Niger en septembre 2010 et deux dans le nord du Mali en novembre 2011.

L’intervention d’une force internationale pour reconquérir le nord du Mali est-elle prévue dans quelques semaines ? « Nous n’en sommes pas là », a répondu M. Fabius. « Il faut d’abord reconstituer les forces maliennes et que les pays voisins fournissent des éléments. C’est une affaire qui relève d’abord des Africains », a-t-il rappelé, précisant que l’ONU allait « donner son feu vert début décembre ».

« La France essaie de faciliter la paix. La France est une puissance de paix », a-t-il dit.

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