Fermer

Maroc : affrontements entre manifestants et policiers dans une localité du nord

Par AFP

Les manifestants face aux forces de sécurité à Imzouren près d'Al-Hoceima le 2 juin 2017. © Stringer/AFP

Des affrontements ont opposé vendredi après-midi manifestants et policiers dans une localité de la province d'Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, théâtre d'une vive contestation populaire depuis une semaine, a-t-on appris de sources concordantes.

Ces violences ont éclaté en début d’après-midi à l’issue de la prière à Imzouren, une petite ville à une quinzaine de kilomètres au sud-est de la ville d’Al-Hoceïma, a indiqué à l’AFP un activiste local.

Plusieurs centaines de jeunes s’en prenaient à coups de pierre aux forces anti-émeutes, qui de leur côté ont fait usage d’un canon à eau, lançaient des pierres et chargeaient à intervalles réguliers, protégées derrière leur bouclier, pour disperser les émeutiers et démanteler les quelques barricades de fortune, a indiqué à l’AFP un journaliste marocain présent sur place.

Plusieurs supports en ligne de la presse marocaine ont diffusé images et vidéos des affrontements, dont on ne connait pas le bilan.

Un mot d’ordre de boycott des prêches officiels dans les mosquées a été très suivi ce vendredi à Imzouren. La ville observe également depuis vendredi un mouvement de grève générale, avec la quasi-totalité des commerces fermés, selon le même activiste.

Cette grève a été lancée depuis la ville voisine d’Al-Hoceïma à l’initiative du « hirak », le mouvement de contestation populaire qui agite depuis près de sept mois la province et revendique le développement de cette région du Rif qu’il estime « marginalisé ».

Nasser Zefzafi, son leader, ainsi que ses principaux animateurs ont été arrêtés en début de semaine par la police et sont accusés notamment « d’atteinte à la sécurité intérieur de l’Etat ».

La province est depuis lors en ébullition. A l’exception de quelques heurts le week-end dernier, la contestation, avec manifestations nocturnes quotidiennes depuis une semaine, est restée pacifique dans la ville d’Al-Hoceïma, mais elle est nettement plus tendue à Imzouren.

« Le problème ici est que les autorités empêchent les gens de se rassembler, ou de venir manifester depuis les villages voisins, ce qui crée beaucoup de tensions », a accusé l’activiste contacté par l’AFP.

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro