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Algérie : les islamistes dénoncent une fraude massive aux législatives

Par AFP

Des Algériens regardent les affiches électorales lors de la campagne pour les élections législatives, le 9 avril 2017 à Alger. © AFP

La principale coalition islamiste en Algérie, arrivée troisième aux législatives, a accusé samedi les partis au pouvoir de bourrage d'urnes, menaces et violences contre ses militants, affirmant qu'elle serait arrivée en tête sans la fraude.

Le Front de libération nationale (FLN) du président Abdelaziz Bouteflika et son allié du Rassemblement national démocratique (RND) ont remporté la majorité absolue aux législatives, selon les résultats officiels annoncés vendredi, dans un scrutin marqué par une forte abstention.

Mais, Abderrazak Makri, premier responsable du Mouvement de la société pour la paix (MSP, islamiste) qui a présenté des listes communes avec le Front du changement (FC)a affirmé que la fraude de 2017 a dépassée celle des élections législatives de 1997.

« Des dossiers seront transmis au Conseil constitutionnel », pour le recours, a-t-il affirmé.

« L’administration a permis aux +baltaguia+ (voyous) du FLN et du RND de bourrer les urnes et d’user de la violence sans intervenir », a accusé M. Makri dont la coalition a obtenu 33 sièges et la troisième place.

Au total, les partis islamistes obtiennent 67 sièges contre 60 en 2012, un rebond moins fort que ce qu’ils espéraient.

Mais, M. Makri a affirmé que 70% des bureaux de vote n’avaient pas d’observateurs pour surveiller le scrutin en raison d’une mauvaise interprétation de la loi électorale. Selon le leader islamiste, dans plusieurs wilayas (département)les procès verbaux en possession de son parti ne concordent pas avec les PV finaux.

Alors que le taux de participation a été de seulement 37%, M. Makri a estimé l’abstention diminuera considérablement lorsque les Algériens assisteront à une élection propre et honnête. Selon lui, il y aurait eu « plus de deux millions de bulletins blancs » sur huit millions de votants.

En dépit de cette situation, M. Makri n’est pas partisan d’une démission collective des députés du mouvement indiquant préférer le changement des institutions par l’intérieur.

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