Fermer

Somalie : au moins 8 tués par une voiture piégée à Mogadiscio

Par AFP

Un homme des services de sécurité somaliens regarde à l'intérieur d'un pickup, près de l'hôtel Nasa-Hablod de la capitale Mogadiscio, le 26 juin 2016. © Farah Abdi Warsameh/AP/SIPA

Au moins huit personnes ont été tuées samedi par l'explosion d'une voiture piégée près d'un marché de la capitale somalienne Mogadiscio, a indiqué à l'AFP un responsable de la police locale en soulignant que le bilan risquait de s'alourdir.

« Pour l’instant nous avons dénombré huit tués et au moins dix blessés, mais le bilan pourrait être plus élevé car il y avait beaucoup de monde au moment de l’explosion », a expliqué l’officier de police Ibrahim Mohamed. « La plupart des blessés sont grièvement atteints », a-t-il ajouté.

Selon des sources médicales, l’attentat aurait fait près d’une trentaine de morts mais ce bilan n’a pas été confirmé par les autorités.

« Nos ambulances ont recueilli treize civils blessés et 28 cadavres », a déclaré le Dr Abdukadir Abdirahman Adem, directeur du service ambulancier AMIN, estimant lui aussi que le bilan pourrait être lourd en raison de la densité de population sur le lieu de l’attentat, la zone d’Afisiyone, dans le sud de Mogadiscio.

« Ça a été la panique et il y avait des corps éparpillés dans la rue. Le marché était bondé de gens faisant leurs courses au moment de l’explosion. J’ai vu beaucoup de corps mais je n’ai pas pu les compter. J’ai aidé à en recueillir plus d’une dizaine », a rapporté un témoin, Abdulahi Osman.

L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué mais les soupçons se portent sur les insurgés islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda et qui ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et protégé par la force de l’Union africaine, l’Amisom.

L’attentat de samedi représente leur attaque la plus meurtrière à Mogadiscio depuis l’explosion d’une voiture piégée devant un hôtel proche du palais présidentiel en août. Quinze personnes avaient été tuées.

Chassés de la capitale en 2011 par l’Amisom, les shebab contrôlent encore de vastes parties de territoires ruraux d’où ils lancent des opérations de guérilla.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici