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Nigeria : l’armée libère l’une des lycéennes enlevées par Boko Haram  

Par AFP

Une photo d'Amina Ali, rescapées de Chibok, prise à Damboa et diffusée par l'armée nigériane le 18 mai 2016. © Stringer/AFP

L'armée nigériane a annoncé samedi avoir libéré l'une des lycéennes de Chibok, enlevées par Boko Haram il y a plus de deux ans, près de la frontière avec le Cameroun.

« L’armée nigériane a libéré une fille de Chibok à Pulka » vendredi soir, a affirmé le porte-parole de l’armée Sani Usman, précisant qu’il donnerait ultérieurement d’autres détails.

Pulka est située près de la ville de Gwoza dans l’Etat de Borno, et proche des monts Mandara qui séparent le Nigeria de l’Extrême-nord du Cameroun.

Vingt-et-une lycéennes de Chibok enlevées en avril 2014 ont été libérées le 14 octobre par leurs ravisseurs après des négociations entre le gouvernement et le groupe jihadiste. Il en reste 196 toujours aux mains de Boko Haram.

Le gouvernement espère pouvoir obtenir la libération de 83 autres collégiennes de Chibok par le biais de négociations en cours avec le groupe islamiste, maintenant divisé en plusieurs factions.

Parmi les 276 lycéennes enlevées, 57 avaient réussi à s’échapper juste après le rapt, et l’une d’entre elles a été retrouvée par l’armée au mois de mai, avec son mari, un combattant, et leur enfant âgé de 4 mois.

Relayé par les médias du monde entier, ce kidnapping de masse a provoqué une vague d’indignation massive, notamment sur Twitter sous le hashtag #Brinbackourgirls (« Ramenez-nous nos filles »), relayé jusqu’à la Maison Blanche par la première dame, Michelle Obama.

Le retour des « filles de Chibok » avait été l’un des points forts de la campagne du candidat Muhammadu Buhari, finalement élu en mai 2015. Le président a depuis lors essuyé les critiques pour n’avoir pas réussi à les retrouver.

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