Fermer

Mali : décès d’un militaire français blessé vendredi

Par AFP

Des soldats français sécurisent une zone à l'entrée de Gao, le 10 février 2013. © Jerome Delay/AP/SIPA

Un militaire français est mort dans la nuit, après avoir été blessé vendredi après-midi dans le nord du Mali lors de l'explosion d'une mine au passage de son véhicule blindé, a annoncé samedi l'Elysée.

Le président François Hollande a exprimé dans un communiqué son « émotion » et « salué le sacrifice » de ce soldat, un sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne.

Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début en janvier 2013 de l’opération Serval au Mali, poursuivie en l’élargissant au Sahel sous le nom d’opération Barkhane à partir d’août 2014.

Les dernières victimes remontaient au mois d’avril, quand trois soldats avaient été tués par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule blindé, à l’approche de la ville de Tessalit, également dans le nord du Mali.

Six soldats français ont pour leur part été blessés légèrement dans des conditions similaires le mois dernier.

Les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite de l’intervention militaire française Serval en 2013.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et de l’ONU (Minusma). Un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes a été signé en mai-juin 2015, mais son application accumule les retards.

L’opération française Barkhane contre les jihadistes, qui s’étend sur cinq pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso), doit procéder à une « montée en gamme » avec la fin de la saison des pluies, fin octobre-début novembre, avait expliqué le mois dernier le porte-parole des armées, le colonel Patrick Steiger.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici