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RD Congo : HRW appelle à l’incarcération du chef de guerre katangais Gédéon

Par AFP

Des soldats de l'armé congolaise quittent le nord-Kivu le 18 novembre 2008 après un affrontement contre un groupe maï-maï (miliciens). © AFP/ROBERTO SCHMIDT

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a appelé vendredi les autorités de la République démocratique du Congo à incarcérer le chef de milice congolais Gédéon, condamné à mort, qui est réapparu libre à Lubumbashi (sud-est).

« Les autorités devraient faire en sorte que Gédéon retourne en prison de préférence dans un établissement de haute sécurité situé en dehors du Katanga », écrit l’organisation.

Les autorités congolaises « devraient également engager des procédures judiciaires relatives aux crimes présumés commis depuis l’évasion de Gédéon en 2011 », ajoute HRW.

« Procéder ainsi assurerait que la reddition d’un des chefs de guerre les plus violents de la RD Congo soit une occasion pour faire rendre des comptes aux auteurs d’exactions et apporter un minimum de justice aux victimes », lit-on dans le texte.

Des organisations de défense des droits de l’Homme ont protesté contre l’accueil réservé par les autorités civiles et militaires de la province du Haut-Katanga (sud-est) à l’occasion de sa reddition mardi avec une centaine de ses hommes, estimant que sa place était en prison.

Kyungu Mutanga, alias Gédéon, était à la tête d’un groupe maï-maï (miliciens) pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), mais il avait refusé de rendre les armes. Arrêté, il avait été condamné à mort en mars 2009 pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme ».

Gédéon avait été incarcéré dans une prison de haute sécurité dont il s’était évadé en septembre 2011 à la faveur d’une attaque menée avec des moyens militaires très importants.

En RDC, un « cycle d’impunité » a été créé avec la réintégration dans l’armée de divers groupes rebelles à l’issue de la deuxième guerre du Congo (1997-2003) ou à la faveur de leur reddition dans les années qui ont suivi, rappelle HRW. Cette pratique a pris fin depuis la loi de réforme des forces armées en 2011.

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