Fermer

Égypte : frappes aériennes de l’armée après un attentat meurtrier

Par AFP

De hauts responsables égyptiens examinent les débris d'une voiture piégée qui a explosé au Caire, le 29 septembre 2016. © AFP/KHALED DESOUKI

L'armée égyptienne a annoncé samedi avoir lancé des frappes aériennes dans le nord de la péninsule du Sinaï, au lendemain d'une attaque du groupe jihadiste État islamique (EI) contre un poste de contrôle militaire qui a tué 12 soldats.

Le nord du Sinaï est le repaire en Égypte des jihadistes de l’EI, qui infligent régulièrement des pertes aux forces de sécurité depuis que l’armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

Vendredi, 12 soldats ont été tués dans l’attaque de leur poste de contrôle dans la région de Bir al-Abd, une zone relativement épargnée par les violences à l’ouest d’Al-Arich, chef-lieu du nord-Sinaï. Elle a été revendiquée par la branche égyptienne de l’EI.

« Plusieurs formations de l’armée de l’air ont décollé à l’aube samedi pour une mission de reconnaissance des cibles (..) et mener des frappes aériennes concentrées qui ont duré trois heures », a annoncé le haut commandement militaire dans un communiqué, précisant que « les opérations sont toujours en cours ».

L’armée affirme avoir visé « les repaires de groupes d’éléments takfiris armés, impliqués dans la préparation et l’exécution de l’assaut terroriste » qui a visé ses soldats vendredi.

« Un certain nombre d’éléments takfiris (terme désignant les groupes jihadistes ou islamistes radicaux sunnites ndlr) et leurs complices ont été tués », souligne le communiqué sans dévoiler un bilan précis, ajoutant toutefois que « des entrepôts d’armes et de munitions ont été détruits ».

Selon le gouvernement, des centaines de policiers et soldats ont péri dans les attentats perpétrés par les jihadistes, qui frappent aussi parfois la capitale égyptienne Le Caire et le Delta du Nil.

Depuis 2013, l’armée a renforcé ses opérations dans le nord de la péninsule du Sinaï pour lutter contre l’insurrection jihadiste, annonçant régulièrement la mort de dizaines de « terroristes », sans qu’il ne soit possible de vérifier de manière indépendante ces bilans.

En octobre 2015, l’EI avait revendiqué un attentat à la bombe contre un avion de touristes russes après son décollage de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, dans l’est du pays, un drame qui avait fait 224 morts.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici