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Côte d’Ivoire : des chefs traditionnels purifient leur terre afin que le sang « ne coule plus »

Par AFP

Les chefs traditionnels et coutumiers baoulé procèdent à une cérémonie de "purification de leur terre", le 9 septembre 2016 à Bouaké, en Côte d'Ivoire. © AFP

Les chefs traditionnels et coutumiers baoulé ont procédé vendredi à une cérémonie de "purification de leur terre" afin que "le sang ne coule plus sur leur sol" et "sceller la réconciliation" nationale après la décennie de crise politico-militaire, a rapporté un journaliste de l'AFP.

« Le sens de cette cérémonie de purification, c’est pour apaiser les esprits de nos ancêtres. Apaiser aussi le Seigneur tout puissant. Et sceller la réconciliation parce que le sang a été versé », a expliqué le septuagénaire Nana N’Goran Koffi 2, un des chef de cantons présents.

Les autorités traditionnelles ont notamment sacrifié un zébu sur le site de l?ancien grand marché à Bouaké.

« Nous sommes obligés de vivre ensemble. Il fallait que nous invitions tous les chefs de la région. Les chefs de canton et les chefs de communauté qui vivent ici avec nous. Nous avons aussi invité tous les ressortissants des allogènes qui vivent à Bouaké et les frères de la Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) pour que le vivre-ensemble (existe) à Bouaké et partout en Côte d’Ivoire. Cette cérémonie est faite également pour qu’il n’y ait plus de rébellion. Pour ressourcer ce qui a été souillé », a-t-il ajouté évoquant le début de la crise ivoirienne en 2002.

Le pays avait alors été scindé en deux, Bouaké étant alors devenue capitale de la zone rebelle luttant contre le régime du président de l’époque, Laurent Gbagbo.

La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, marquée par une partition entre le Nord aux mains de la rébellion et le Sud contrôlé par le camp de Laurent Gbagbo.

Cette période troublée a culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011, provoquée par le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, à la présidentielle de novembre 2010. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois. Le président Ouattara a été réélu en 2015.

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