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Niger: l’arrêt de l’usine d’Areva attaquée coûte 27 millions d’euros par mois

Par AFP

Niger: l'arrêt de l'usine d'Areva attaquée coûte 27 millions d'euros par mois © AFP

L'arrêt de la production à l'usine d'uranium de la Somaïr, visée par un attentat dans le nord du Niger, causera une perte de 27 millions d'euros par mois à cette société détenue par le groupe Areva et l'Etat, a annoncé le gouvernement nigérien.

« Chaque mois d’arrêt coûtera à la Somaïr 250 tonnes d’uranium par mois », soit quelque « 18 milliards FCFA » (plus de 27 millions d’euros), a affirmé jeudi soir Mamadou Dikouma, secrétaire général du ministère des Mines, sur la radio nationale.

Principale des deux mines exploitées par Areva à Arlit (nord), la Société des mines de l’Aïr (Somaïr) a été frappée le 23 mai par un attentat suicide qui a tué un employé nigérien du groupe nucléaire français. Quasiment au même moment, une vingtaine de personnes, essentiellement des militaires, étaient tuées dans une attaque contre un camp militaire à Agadez (environ 200 km au sud). Les attentats ont été revendiqués par des groupes jihadistes.

Selon des responsables de la Somaïr, l’attentat à Arlit a endommagé l’atelier de broyage de l’usine et emporté le toit de la centrale électrique.

Les experts de la Somaïr doivent encore faire « le point des dommages », a indiqué le responsable du ministère des Mines, précisant que le coût et la durée des réparations restaient à évaluer.

« Il faut vite remédier à ces pertes qui vont se traduire par des baisses de retombées pour le Niger », a insisté Mamadou Dikouma. .

La Somaïr (détenue à 64% par Areva et 36% par l’Etat du Niger) a produit 3. 065 tonnes d’uranium en 2012.

L’uranium représente 5% des recettes budgétaires du Niger, quatrième producteur mondial d’uranium mais pays parmi les plus pauvres du monde. Le gouvernement a critiqué à plusieurs reprises le partenariat « très déséquilibré » avec la compagnie et réclamé des retombées plus importantes.

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