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Madagascar: la Cour électorale malgache confirme les trois candidatures controversées

Madagascar: la Cour électorale malgache confirme les trois candidatures controversées © AFP

La Cour électorale spéciale de Madagascar a confirmé mercredi les trois candidatures controversées à la prochaine élection présidentielle d'Andry Rajoelina, l'actuel homme fort du pays, de Lalao Ravalomanana et de Didier Ratsiraka, dont la communauté internationale exigeait le retrait.

Les « requêtes » demandant le retrait de ces trois candidats « sont déclarées irrecevables », a annnoncé la Cour (CES) dans un communiqué, expliquant que ses « arrêts, avis et décisions ne sont susceptibles d’aucune voie de recours ».

Les trois candidats controversés, notamment par la communauté internationale, n’ont pas respecté le code électoral malgache car l’actuel président de la Transition Andry Rajoelina, qui avait promis de ne pas se présenter, a soumis son dossier hors délai. Lalao Ravalomanana, épouse de l’ancien président en exil Marc Ravalomanana, et l’ancien président Didier Ratsiraka, n’ont tous les deux pas résidé à Madagascar six mois avant le scrutin, comme l’exige la loi électorale.

La Cour électorale refuse ainsi de réviser la liste qu’elle a publiée le 3 mai, rejetant les demandes déposées par le Premier ministre, Omer Beriziky, le Comité pour la Réconciliation Malgache (CRM), le Conseil de Suivi et de Contrôle de l’application de la Feuille de route (CSC), le Comité Militaire de la Défense Nationale (CMDN), le ministre des Forces armées et celui de la Sécurité intérieure.

Mercredi matin, avant l’annonce de la décision de la CES, un représentant de la Communauté d’Afrique australe (SADC) à Antananarivo avait affirmé que la communauté internationale « se retirerait du processus de sortie de crise » malgache si la loi n’était pas respectée.

L’élection présidentielle malgache est censée restaurer l’ordre constitutionnel mis à mal par le renversement du président Marc Ravalomanana début 2009. Elle doit mettre fin à l’actuel régime de transition qui permet à l’ancien maire d’Antananarivo, Andry Rajoelina, de se maintenir au pouvoir sans avoir été élu.

Initialement fixée au 24 juillet, elle pourrait désormais être reportée, à la fois pour des raisons de financement et parce que la situation politique reste très tendue en l’absence d’un consensus sur la liste des candidats.

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