Libye: le G7 appelle les Libyens à prendre « des décisions politiques audacieuses »

Par AFP

Libye: le G7 appelle les Libyens à prendre "des décisions politiques audacieuses" © AFP

Les pays du G7 ont appelé lundi les autorités rivales libyennes à prendre des "décisions politiques audacieuses", au moment où elles entament une nouvelle session de négociations au Maroc, présentée comme "décisive" par l'ONU, pour surmonter leurs divisions.

« Le temps des combats est révolu, celui des décisions politiques audacieuses est venu. Nous appelons les Libyens de tous bords à saisir cette occasion pour déposer les armes », ont déclaré les dirigeants des Etats du G7 réunis au château d’Elmau en Bavière (sud de l’Allemagne), dans leur communiqué final, appelant à un « accord politique » avec la promesse alors d’un soutien à la Libye.

Plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 de Mouammar Kadhafi, déchirée par des combats entre milices lourdement armées, la Libye est divisée entre deux autorités et fait face à la montée en puissance du groupe Etat islamique (EI).

Ce pays compte en effet actuellement deux gouvernements -et Parlements- rivaux : l’un à Tripoli sous la coupe de Fajr Libya, coalition de milices dont certaines islamistes, et l’autre à Tobrouk, dans l’est, le seul reconnu par la communauté internationale.

L’ONU tente depuis des mois de trouver un compromis permettant la formation d’un gouvernement d’union nationale.

Les pays du G7 se sont dit lundi « vivement préoccupés par la menace terroriste croissante, la prolifération des armes, le trafic de migrants, les souffrances humaines et l’épuisement des avoirs de l’État » en Libye.

« Si un accord politique n’est pas trouvé, l’instabilité que connaît le pays risque de prolonger la crise avec des effets particulièrement néfastes et graves sur les Libyens eux-mêmes », ont-ils mis en garde.

« Dès qu’un accord aura été trouvé, (les pays du G7 seront) prêts à fournir un soutien significatif à ce gouvernement représentatif et inclusif dans ses efforts pour bâtir des institutions publiques efficaces, y compris les forces de sécurité, pour remettre en état les services publics, pour développer les infrastructures, pour renforcer, reconstruire et diversifier l’économie, et pour débarrasser le pays des terroristes et des réseaux criminels », est-il écrit dans le communiqué.