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05/09/2013 à 16:24
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Maroc: remaniement gouvernemental dans les prochains jours Maroc: remaniement gouvernemental dans les prochains jours © AFP

Un remaniement gouvernemental au Maroc va intervenir dans les jours à venir, après des mois de crise politique liée au départ de la coalition du principal allié des islamistes, ont affirmé jeudi des médias locaux, faisant état d'un accord entre partis.

Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, mène depuis plusieurs semaines des négociations avec le patron du Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral), Salaheddine Mezouar, afin de pallier le départ de l'Istiqlal (conservateur), annoncé en mai.

Faute de trouver un nouvel allié de poids comparable, M. Benkirane, chef du parti islamiste Justice et développement (PJD), devrait se résigner à des élections anticipées.

Mais, d'après le site d'informations Lakome, qui cite "un responsable du RNI", un accord a été trouvé, M. Mezouar obtenant le poste de ministre des Finances, et le gouvernement Benkirane II sera annoncé dans les jours à venir.

Contacté par l'AFP, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi, n'était pas joignable.

Un parlementaire du PJD, sous couvert d'anonymat, a toutefois confirmé l'existence d'un accord portant sur un remaniement "d'ampleur limitée", et qui pourrait n'être annoncé que la semaine prochaine.

Le quotidien L'Economiste évoque aussi, sur son site internet, l'existence d'un accord sur la base de "sources bien informées".

D'après ce journal, le RNI, arrivé 3e lors des élections de fin 2011 derrière le PJD et l'Istiqlal, obtiendrait "sept portefeuilles" dont les Finances, les Affaires étrangères, l'Enseignement et le Commerce.

Dans son édition de jeudi, le quotidien Al Massae avance pour sa part que les responsables de la majorité "trancheront dans les deux jours à venir le sort des négociations".

Cantonné durant des décennies dans l'opposition, le PJD a remporté un succès historique aux législatives de fin 2011, dans le sillage du Printemps arabe. Faute de majorité, il avait néanmoins dû former une coalition hétéroclite avec trois autres formations, dont l'Istiqlal.

Le départ de ce dernier a ouvert une période d'incertitudes qui a fait craindre un report de réformes sociales urgentes, alors que le Maroc a connu en 2012 une aggravation de son déficit (plus de 7% du PIB).

Ces derniers jours, la presse locale s'est inquiétée d'un retard pris dans l'élaboration du projet de loi de Finances 2014.

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