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13/08/2013 à 09:14
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Des insurgés, soupçonnés d'être des extrémistes islamistes, ont tué 56 personnes au cours du week-end dans le nord-est du Nigeria, 44 lors d'une attaque dans une mosquée et 12 lors d'une autre attaque contre un village, ont annoncé lundi des responsables.

"Des tireurs soupçonnés d'être des membres (du groupe islamiste armé) Boko Haram sont entrés dans la mosquée, ils ont ouvert le feu et tué 44 fidèles musulmans", a indiqué un responsable du gouvernement ayant requis l'anonymat, précisant que l'attaque s'était déroulée dimanche dans la ville de Konduga.

Selon ce responsable, cette attaque pourrait être une action de représailles en riposte aux groupes de vigilance mis en place par des citoyens pour aider l'armée à combattre les islamistes de Boko Haram, dont l'insurrection dure depuis 2009.

"Nous pensons que l'attaque n'était pas sans lien avec la coopération que les habitants apportent aux agents des forces de sécurité pour identifier et arrêter les membres de Boko Haram qui se trouvent parmi eux", a déclaré le responsable.

Des habitants ont rapporté que les assaillants sont arrivés en tenue de camouflage de l'armée, une tactique déjà utilisée par les insurgés de Boko Haram, parfois déguisés en militaires, mais ces témoignages n'ont pas été confirmés de source officielle.

Au cours des dernières semaines, l'armée a encouragé la formation de groupes de vigilance citoyens, qui aident les autorités à repérer et à arrêter les membres de Boko Haram.

Ces groupes ont contribué à réduire le nombre d'attaques perpétrées par les insurgés, mais certains ont averti que la situation pourrait échapper à tout contrôle et conduire à encore plus de violence.

Par ailleurs, un responsable local a indiqué que des hommes soupçonnés d'être des membres de Boko Haram ont attaqué le village de Ngom dans le district voisin de Mafa, et tué douze personnes samedi soir.

"Des membres de Boko Haram sont arrivés dans le village de Ngom . . . et tué par balles 12 personnes samedi soir", a déclaré ce responsable qui a souhaité garder l'anonymat. Les 12 habitants ont été tués dans leurs maisons.

Le nord-est du Nigeria est placé sous état d'urgence depuis le mois de mai, l'armée menant une offensive d'envergure pour mettre fin à l'insurrection de Boko Haram. Les attaques et attentats de Boko Haram, et la répression menée par les forces de sécurité, qui ont été accusées d'avoir commis de graves abus, ont fait au moins 3. 600 morts depuis 2009.

L'armée a affirmé avoir remporté de grands succès au cours de son offensive mais sa version des faits est difficile à vérifier, car les autorités ont coupé les lignes téléphoniques dans de nombreuses régions et restreint l'accès à des zones reculées.

Dans une vidéo obtenue lundi par l'AFP, le chef de Boko Haram a revendiqué de récentes attaques meurtrières contre les forces de sécurité dans le nord-est. Dans cette video, le chef de Boko Haram Abubakar Shekau a affirmé être "en bonne santé" malgré l'offensive militaire en cours visant à détruire le mouvement insurrectionnel qu'il dirige.

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