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16/07/2013 à 20:23
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Bouteflika, soigné en France, de retour en Algérie Bouteflika, soigné en France, de retour en Algérie © AFP

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 76 ans, est rentré mardi à Alger, après un séjour de quelque 80 jours en France où il avait été hospitalisé à la suite d'un AVC.

M. Bouteflika "a regagné mardi Alger après avoir achevé la période de soins et de réadaptation fonctionnelle", selon un communiqué de la présidence de la République, cité par l'agence APS. Le chef de l'Etat "poursuivra une période de repos et de rééducation", est-il ajouté.

Une première photo a été diffusée par l'agence APS, suivie de quelques secondes d'images diffusées à la télévision algérienne montrant M. Bouteflika, assis dans une chaise roulante, entouré des principaux représentants de l'Etat assis devant les tables basses d'un salon non identifié.

Sont présents le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le chef d'état-major de l'armée le général Ahmed Gaïd Salah, les deux présidents du Sénat Abdelkader Bensalah et de l'Assemblée Mohamed Larbi Ould Khelifa et le président du Conseil Constitutionnel Tayeb Belaïz.

On y entend des voix, notamment celle de M. Sellal sans pouvoir distinguer ce qu'ils disent. Le président, très pale et crispé, ne prononce qu'une parole: "incha'allah" (Si Dieu le veut en arabe). Il se contente de bouger les doigts de ses mains croisées.

De premières images diffusées le 12 juin du président entouré de M. Sellal et du général Gaïd étaient muettes et, au lieu de rassurer, avaient relancé des commentaires alarmistes sur son état de santé.

Dans une dépêche lue à la radio nationale et visible sur le site de l'APS, l'accent est mis sur le fait que le président a continué "durant sa convalescence" à "donner des directives concernant la gestion des affaires du pays".

Le bureau politique du parti présidentiel Front de libération nationale (FLN) s'est félicité du retour du chef de l'Etat dans un communiqué en exprimant sa "joie". Mais aucun responsable politique n'était joignable en cette période de ramadan.

En fin de matinée, le chef de l'Etat algérien avait embarqué à bord d'un avion qui a décollé depuis l'aéroport du Bourget situé en banlieue parisienne.

Images muettes

L'avion algérien est parti discrètement depuis un terminal de voyages d'affaires de l'aéroport, selon un journaliste de l'AFP.

Après avoir été hospitalisé au Val-de-Grâce le 27 avril, le chef de l'Etat algérien avait été transféré à l'institution nationale des Invalides pour une période de réadaptation fonctionnelle.

M. Bouteflika a été le premier chef de l'Etat à manquer les festivités du 5-juillet, anniversaire de l'indépendance.

Nombre de membres de l'opposition avaient récemment réclamé à cor et à cri que le Conseil constitutionnel décide de la formule de l'empêchement pour organiser une nouvelle élection, alors que le prochain scrutin est prévu en avril prochain.

Dans les milieux politiques, on soulignait qu'il semblait acquis que M. Bouteflika ne se représentera pas à un 4e mandat. Mais on se demandait s'il pourrait tenir jusqu'à la fin de son mandat actuel.

Dans un bulletin de santé signé de ses "médecins accompagnateurs", rendu public le 11 juin, les professeurs Mohcène Sahraoui et Merzak Métresse y réaffirmaient que M. Bouteflika avait eu un accident vasculaire cérébral (AVC) le 27 avril "sans retentissement sur ses fonctions vitales".

Ils rappelaient que son transfert à Paris avait été décidé pour "un complément d'exploration, à l'issue de laquelle ses médecins lui ont recommandé d'observer, à l'institution nationale des Invalides, une période de soins et de réadaptation fonctionnelle en vue de consolider l'évolution favorable de son état de santé".

Si les institutions algériennes ont semblé fonctionner normalement durant son séjour à Paris, l'absence du chef de l'Etat est quand même apparue handicapante en raison des pouvoirs étendus qui lui sont conférés par la Constitution.

Son retour devrait notamment permettre la signature du budget rectificatif annuel et la mise en branle du mouvement diplomatique puisque c'est lui qui nomme aux plus hautes fonctions de l'Etat.

M. Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, avait déjà été hospitalisé fin 2005 pendant près d'un mois à Paris pour "un ulcère hémorragique", selon Alger.

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