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07/03/2013 à 22:03
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Guinée: début de la concertation entre gouvernement et classe politique Guinée: début de la concertation entre gouvernement et classe politique © AFP

Le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana et des représentants de la classe politique et de la société civile ont entamé jeudi des discussions, en prélude à un dialogue pour tenter de sortir la Guinée de la crise, marquée ces derniers jours par des violences meurtrières.

La rencontre a regroupé des représentants du gouvernement, des institutions républicaines, de partenaires internationaux de la Guinée, des religieux ainsi que des mandataires de coalitions du pouvoir, de l'opposition et de partis se disant centristes, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Je suis sûr et certain que, pour une fois, la Guinée relèvera la tête et montrera au monde entier que quoi qu'il en soit, nous sommes des frères et nous pouvons avancer ensemble", a déclaré le Premier ministre après avoir écouté différents interlocuteurs.

Un des responsables de la majorité présidentielle, Saloum Cissé, s'est félicité de cette rencontre qui, a-t-il estimé, permettra à la Guinée d'aller à des élections législatives libres et transparentes.

Ce scrutin, qui n'a pas été organisé depuis juin 2002 dans ce pays, a été sans cesse repoussé depuis 2011 pour ensuite être fixé au 12 mai, mais l'opposition conteste les conditions de sa préparation et a annoncé son retrait du processus électoral, dénonçant notamment un manque de dialogue de la part du pouvoir et de la commission chargée de l'organisation des élections.

C'est actuellement un Conseil national de transition (CNT, non élu) qui fait office de Parlement.

Les opposants ont dernièrement multiplié les manifestations pour exiger des législatives libres et transparentes. La dernière en date, le 27 février à Conakry, avait dégénéré en affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre, suivis d'autres violences les jours suivants, ayant fait au total au moins huit morts et plus de 240 blessés en moins d'une semaine. Plusieurs dizaines de personnes ont en outre été interpellées, d'après des témoins.

Le porte-parole de l'opposition, Aboubacar Sylla, a indiqué à l'issue de la rencontre avoir lié la participation des opposants au dialogue au gel immédiat du processus électoral, à la libération sans conditions des militants détenus depuis la manifestation du 27 février, et à une prise en charge et à des compensations financières pour les victimes des dernières violences.

Il a également réclamé le changement de l'opérateur technique, le Sud-Africain WayMark, retenu par les autorités pour la révision du fichier électoral, et le maintien du vote des Guinéens de l'étranger.

"(. . . ) la cause de la méfiance aujourd'hui est ce qui apparaît comme l'orientation vers une fraude électorale", a dit l'ancien Premier ministre de transition Jean-Marie Doré, qui a parlé au nom des centristes.

Le 4 mars, le président guinéen Alpha Condé avait reçu des représentants de la classe politique et de la société civile. A l'issue de la rencontre, il avait annoncé avoir décidé de "mettre en place un cadre permanent de concertation sous l'égide du Premier ministre", sans davantage de précisions.

Son entourage avait affirmé que l'objectif était de "rechercher les voies et moyens de sortir de la crise que traverse le pays, née de la contestation de l'opposition qui exige des élections législatives libres et transparentes".

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