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21/02/2013 à 11:04
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Kenya: sept morts dans l'attaque d'une mosquée à la frontière somalienne Kenya: sept morts dans l'attaque d'une mosquée à la frontière somalienne © AFP

Sept personnes ont été tuées jeudi par des hommes armés qui ont ouvert le feu dans une mosquée près de la localité kényane de Liboi, à une quinzaine de kilomètres de la frontière avec la Somalie, a annoncé un responsable local.

"Cinq hommes et deux femmes ont été tués dans l'attaque qui a également fait deux blessés", a déclaré le préfet du département de Garissa, Maalim Mohammed, précisant que les assaillants étaient au nombre d'une dizaine.

Les deux femmes ont été abattues alors qu'elles accouraient à la mosquée, attirées par les cris, a-t-il précisé.

Selon une source policière à Garissa, "des hommes lourdement armés ont pris d'assaut la mosquée et ont ouvert le feu sur les fidèles de façon aveugle".

L'attaque n'a pas été revendiquée et les mobiles des assaillants étaient inconnus dans l'immédiat.

La région de Garissa, où se situe Liboi, dans l'est du Kenya, est l'un des principaux foyers de tension issus de l'intervention de l'armée kényane en Somalie en octobre 2011 pour en déloger les insurgés islamistes shebab.

Mais jusqu'ici aucune mosquée de la région n'avait été visée.

Le 7 décembre, cinq personnes avaient été tuées par une grenade lancée contre un groupe de fidèles sortant d'une mosquée du quartier à majorité somali d'Eastleigh, à Nairobi.

Deux personnes avaient été blessés le 19 décembre, toujours à Eastleigh, par l'explosion de deux engins près d'une mosquée.

Depuis l'entrée de son armée en Somalie, le Kenya a été la cible de nombreuses attaques, dans la région de Garissa, à Mombasa et sur le reste de la côte kényane, et enfin dans la capitale Nairobi et sa banlieue.

Les autorités kényanes attribuent quasi-systématiquement ces attaques aux insurgés islamistes somaliens shebab, qui ont à plusieurs reprises menacé le pays de représailles, mais ceux-ci n'ont jamais revendiqué les attaques.

Des observateurs n'excluent pas que certaines actions soient liées aux tensions suscitées par l'approche des élections générales (présidentielle, législatives, sénatoriales et locales) prévues le 4 mars au Kenya.

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