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03/02/2013 à 16:40
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CAN: Burkina Faso-Togo, un quart pour l'histoire CAN: Burkina Faso-Togo, un quart pour l'histoire © AFP

Il y aura un invité surprise en demi-finale de la CAN-2013: le vainqueur du quart entre le Burkina Faso et le Togo, dimanche à Nelspruit (19h30 françaises, 18h30 GMT), deux équipes qui ont déjà réussi leur tournoi et visent désormais la prolongation du rêve.

Le vainqueur affrontera en demi-finale mercredi à Nelspruit le Ghana, qui a défait samedi l'étonnant Cap-Vert contre le cours du jeu (2-0).

Mais quoi qu'il arrive, le perdant de dimanche rentrera avec les honneurs au pays. Le Burkina a réussi à gagner son premier match de CAN après 18 échecs, depuis 1998 et son meilleur parcours achevé dans le dernier carré du tournoi, joué à domicile.

"J'ai dit aux joueurs qu'ils avaient déjà écrit une grosse page du football togolais, mais qu'il y avait encore la place pour écrire quelque chose", a résumé de son côté le sélectionneur du Togo Didier Six. Eh oui: les Eperviers ont atteint pour la première fois de leur histoire un quart de Coupe d'Afrique.

Et ils reviennent de loin, d'un car fusillé par un groupe indépendantiste dans l'enclave angolaise de Cabinda à l'orée de la CAN-2010. Deux membres de l'encadrement y avaient trouvé la mort, et un gardien est resté handicapé à vie. "Eux aussi nous ont aidé, dans leur âme", a souligné le capitaine Adebayor au soir de la qualification, mercredi.

"Quand on subit un événement aussi grave que celui-là, automatiquement il y a des traces qui restent dans les têtes", a souligné Six, qui avait repris en mains un groupe moralement touché. "Tout le travail effectué durant quinze mois commence à payer, s'est-il félicité. Le moindre grain de sable enrayait la machine, aujourd'hui le grain de sable nous donne un pouvoir de révolte".

Et le Togo est spécialisé dans le grain de sable, mais à la pelle, de quoi faire tout une plage: en témoignent les péripéties de la préparation, entre un Adebayor que le président de la République a dû convaincre de revenir en sélection, et le fameux imbroglio entre sélectionneur, Fédération et ministère autour de la liste des 23 joueurs. . .

Adebayor justement, Paul Put s'en méfie. D'autant que lui-même ne pourra compter sur son arme numéro un, le milieu offensif Alain Traoré, meilleur buteur du premier tour (3 buts) forfait sur blessure. "Alain est un joueur important, on connaît ses qualités notamment sur les coups francs et corners mais on a assez de qualité pour le remplacer", avance le sélectionneur.

L'absence de Traoré pose néanmoins un problème pour la concrétisation des offensives. Les avant-centres Dagano et Bancé n'ont pas encore convaincu, et Pitroipa est plus un passeur qu'un finisseur.

Le technicien belge doit aussi lutter contre l'excès de confiance après une place de premier de poule devant le grand Nigeria et la Zambie, tenante du titre, même si "l'humilité" est érigée en vertu cardinale dans le peuple burkinabè. "On a commencé un travail, on n'y est pas (encore) arrivé, on doit garder les pieds sur terre", a-t-il lancé.

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