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10/01/2013 à 11:40
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Mali: l'armée annonce avoir repoussé les islamistes Mali: l'armée annonce avoir repoussé les islamistes © AFP

L'armée malienne a affirmé avoir repoussé une incursion des islamistes dans le centre du pays dans la nuit de mercredi à jeudi, les premiers combats depuis neuf mois entre les deux camps.

Les affrontements à l'arme lourde se sont déroulés dans la région de Mopti, une zone proche de la ligne de partition qui coupe le Mali en deux, les groupes islamistes armés occupant le Nord depuis neuf mois.

La tension est également montée au plan politique, après des manifestations marquées par des violences mercredi à Bamako et Kati (près de la capitale) à l'appel de d'organisations partisanes du putsch du 22 mars 2012. Plusieurs centaines de personnes ont appelé à déloger les islamistes.

Pour raisons de sécurité, le Conseil des ministres qui se tient habituellement le mercredi a été reporté à la suite de ces manifestations et le gouvernement a décidé de fermer toutes les écoles de Bamako et Kati jusqu'à nouvel ordre, des élèves et étudiants ayant été impliqués dans les manifestations.

Selon un journaliste de l'AFP, des policiers ont été déployés en certains endroits stratégiques jeudi à Bamako, où est attendu l'émissaire de l'ONU pour le Sahel, Romano Prodi.

D'après des sources militaires, les combats ont opposé dans la nuit de mercredi à jeudi soldats maliens et islamistes sur la route entre Konna (environ 70 km au nord de Mopti), sous contrôle gouvernemental, et Douentza (145 km au nord-est de Mopti), sous contrôle des islamistes.

"Nous avons évité une embuscade des islamistes, et nous les avons repoussés après de durs affrontements" à partir de Konna, a déclaré un officier joint dans la région. Selon un autre responsable militaire, il n'y a eu aucun dommage dans le camp de l'armée.

Selon des habitants de localités proches du théâtre des opérations, les tirs à l'arme lourde qui ont été entendus plusieurs heures depuis mercredi soir en provenance de Konna se sont arrêtés dans la nuit, après avoir progressivement baissé d'intensité. La situation demeurait toutefois tendue dans la zone.

"Nous sommes allés jusqu'au village de Dima, 20 kilomètres après Konna, en direction du nord" et jeudi matin, "nous sommes revenus à Konna, mais nous repartons tout à l'heure vers Dima, abandonné par les islamistes", a expliqué l'officier joint dans la région.

Ecoles fermées à Bamako et Kati

Aucune source n'a pu être jointe au sein des groupes islamistes armés Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Ansar Dine. Depuis neuf mois que ces mouvements ont pris le contrôle du nord du Mali, c'est la première fois qu'ils affrontaient sur le terrain l'armée malienne.

Mercredi, le Burkina Faso, médiateur régional dans la crise malienne, avait appelé à la retenue par la voix de son chef de la diplomatie, Djibrill Bassolé, qui a été reçu à Bamako par les autorités.

"Nous sommes préoccupés par la situation au Nord où il nous a été signalé des mouvements de troupes. Nous lançons un appel à toutes les parties pour qu'elles se retiennent", avait déclaré M. Bassolé.

Le gouvernement malien, Ansar Dine et les rebelles touareg -évincés du Nord par leurs ex-alliés islamistes- devaient tenir jeudi des discussions directes à Ouagadougou mais ces pourparlers ont été reportés à la demande des différentes parties pour leur donner "plus de temps pour se préparer", selon le Burkina Faso.

Tous "sont d'accord pour se retrouver autour de la table de négociations, ce n'est qu'une question de jours", avait assuré M. Bassolé à Bamako.

Des préparatifs sont en cours pour le déploiement d'une force internationale au Mali, approuvé par l'ONU le 20 décembre et prévu par étapes, sans calendrier précis.

Le 31 décembre, le président malien Dioncounda Traoré avait affirmé que son pays se préparait à "la guerre contre les terroristes (. . . ) plus tôt qu'on ne le pense", après qu'en novembre, Romani Prodi eut estimé une intervention impossible avant septembre 2013.

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