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02/01/2013 à 09:07
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Au musée du Quai Branly, un voyage sur la rivière Bénoué au Nigeria Au musée du Quai Branly, un voyage sur la rivière Bénoué au Nigeria © AFP

Le musée du Quai Branly propose un grand voyage le long de la rivière Bénoué au Nigeria, en 150 sculptures et masques réunis pour la première fois.

La Bénoué, affluent le plus important du fleuve Niger, s'étend sur 1. 050 kilomètres. Cet espace, qui regroupe plus de 25 ethnies très diverses établies sur ses rives, "n'avait encore jamais fait l'objet d'une exposition", déclare à l'AFP Hélène Joubert, conservateur en chef des collections africaines du musée du Quai Branly.

Conçue en 2011 par le Fowler Museum de l'Université de Californie à Los Angeles, en liaison avec le musée du Quai Branly, l'exposition, qui se tient jusqu'au 27 janvier, a déjà été présentée en Californie et à Washington. Paris est sa dernière étape.

Les plus anciennes références aux arts de la Bénoué apparaissent dans des récits de voyage d'explorateurs à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Des comptoirs commerciaux s'établissent le long de la rivière et des objets rituels de ces cultures animistes commencent à rejoindre des collections européennes.

Puis vient le temps de la colonisation britannique jusqu'à l'indépendance du Nigeria en 1960. Des objets importants intègrent des musées anglais notamment le British Museum.

Une nouvelle vague d'exportation d'objets se déclenche, notamment dans la foulée de la déstabilisation provoquée par la guerre du Biafra (1967-1970). Marchands américains et européens se passionnent pour ces sculptures et masques puissants.

L'exposition s'appuie sur les travaux d'un historien de l'art, Arnold Rubin (1937-1988), qui a mené des études sur le terrain et a dressé un inventaire d'objets de la Bénoué.

Elle témoigne de la diversité des traditions communautaires de la région et met en avant la liberté des artistes vis-à-vis des codes stylistiques locaux. Elle note cependant des convergences artistiques d'un peuple à l'autre liées aux interactions entre les ethnies. "Régulièrement, ces peuples ont été amenés à se déplacer notamment à cause des incursions des peuls musulmans qui dès la fin du XVIIIe siècle ont cherché à imposer leur domination", souligne le musée.

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