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13/12/2012 à 12:48
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Centrafrique: 'calme précaire' à Ndélé, bilan d'au moins deux morts Centrafrique: "calme précaire" à Ndélé, bilan d'au moins deux morts © AFP

Un "calme précaire" règne à Ndélé , importante bourgade du nord de la Centrafrique attaquée lundi par une faction rebelle, a indiqué jeudi une association de journalistes dans un communiqué alors que la gendarmerie a fait état d'un deuxième décès au sein des forces régulières.

"Un calme précaire règne dans la ville de Ndélé, après l'attaque des éléments de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), lundi, contre les positions des forces armées centrafricaines (FACA)", selon le Réseau des journalistes pour les droits de l'homme.

"Depuis lundi, nous avons réussi à prendre le contrôle de la préfecture et de la gendarmerie", affirme le chef de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une ancienne rébellion qui collabore désormais avec l'armée, Abdoulaye Hissène, cité dans le communiqué.

"La CPJP appuie encore les FACA pour sécuriser leur base, en attendant des renforts qui seraient déjà en route pour Ndélé", ajoute-t-il.

De son côté, la gendarmerie a indiqué jeudi à l'AFP que le commandant de groupement de la gendarmerie de Ndélé avait été tué lors de l'attaque.

Mardi, une source militaire proche du Haut commandement avait indiqué que "les FACA ont perdu (au moins) un homme à Ndélé".

Aucun bilan officiel n'a encore été communiqué sur l'attaque.

Lundi, une faction rebelle de l'UFDR, dirigée par Michel Djotodia, a pris d'assaut la ville de Ndélé, qui compte 15. 000 à 20. 000 habitants, ainsi que celles de Sam Ouandja et d'Ouadda, situées dans le nord-est du pays (à 200 km de Ndélé), une région où l'armée n'est pas ou peu présente.

Ndélé, carrefour du Nord près de la frontière tchadienne et par où passent de nombreux convois entre le Soudan et le Cameroun, avait été le théâtre d'affrontements violents entre différentes rébellions et l'armée entre 2007 et 2010.

L'attaque de lundi est survenue alors que l'armée centrafricaine est confrontée depuis septembre au nord de Bangui à une série d'attaques attribuées à une faction rebelle de la CPJP refusant elle aussi les accords de paix signés par son mouvement.

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