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22/11/2012 à 07:41
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Ghana: les autorités du port ne peuvent pas déplacer la frégate argentine Ghana: les autorités du port ne peuvent pas déplacer la frégate argentine © AFP

La justice du Ghana a reconnu mercredi que les autorités du port de Tema ne pouvaient pas changer de place une frégate argentine retenue depuis le 2 octobre, a annoncé le ministre des Affaires étrangères, Hector Timerman.

"Le tribunal a reconnu aujourd'hui qu'on ne peut pas déplacer la frégate", a dit M. Timerman lors d'une conférence de presse. "Toute décision sur un éventuel déplacement de la frégate a été repoussé au 6 décembre", a-t-il ajouté.

Les marins argentins avaient brandi le 7 novembre leurs armes pour empêcher les autorités portuaires ghanéennes de changer de place ce navire-école retenu à la suite d'une plainte du fonds d'investissement NML Capital Limited.

Ce fonds, qui a son siège aux Iles Caïman, un paradis fiscal, réclame plus de 370 millions de dollars (283 millions d'euros) à l'Argentine après avoir refusé des offres d'échange de titres de dette à deux reprises, en 2005 et 2010.

Les autorités du port avaient essayé de faire déplacer le Libertad pour que le navire ne gêne pas les opérations commerciales en occupant un espace précieux à quai, mais l'Argentine avait fait appel de cette décision.

Le juge ghanéen a ainsi tenu compte de la demande du Tribunal international du droit de la mer, siégeant a Hambourg (Allemagne), qui avait prié les parties de ne prendre aucune décision pouvant aggraver la situation.

"Le président du Tribunal international du droit de la mer a demandé aux parties de s'abstenir de prendre des mesures qui pourraient aggraver le différend", a dit le ministre.

Le Tribunal international du droit de la mer a cité à comparaître le Ghana et l'Argentine les 29 et 30 novembre et devrait prendre une décision quelques jours plus tard.

Ce tribunal, créé par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, est compétent pour tous les différends relatifs à l'interprétation ou à l'application de la Convention.

Fin octobre, Buenos Aires avait dû organiser l'évacuation de son navire le plus emblématique, rapatriant par avion 280 marins. Quarante-cinq autres sont restés à bord de la frégate pour s'occuper de sa maintenance.

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