Une rançon a été larguée par avion lundi sur un cargo grec capturé par des pirates somaliens au nord des Seychelles en novembre, mais le navire n'a pas été libéré, ont indiqué des pirates à l'AFP.
"Le navire sera libéré dès que l'argent sera mis à l'abri mais la sécurité de ceux qui ont réceptionné la rançon devrait être assurée par leurs amis qui resteront à bord jusque dans la soirée", a assuré à l'AFP Abdi Yare, un chef des pirates à Harardere, à 300 km au nord de Mogadiscio.
Le MV Filitisa battant pavillon des îles Marshall et son équipage de trois officiers grecs et 19 marins philippins, capturé dans l'océan Indien le 10 novembre, était depuis ancré près de la base des pirates de Hobyo, au nord de Mogadiscio.
Des pirates de la région ont expliqué que le groupe preneur d'otage a pris l'argent, est descendu du bateau et à laissé d'autres pirates à bord pour riposter à toute action militaire.
"L'argent de la rançon pour le navire grec a été réceptionné cet après-midi et les pirates qui détenaient le bateau l'ont quitté", a précisé Abdi Yare. "Mais ils ont laissé des comparses à bord pour se donner le temps de s'enfuir avec l'argent", a-t-il expliqué.
Des témoins ont rapporté avoir vu des hélicoptères, venant probablement d'un bâtiment voisin appartenant à la mission navale internationale de lutte contre la piraterie, tournant au-dessus du MV Filitsa.
Il n'a pu communiquer le montant de la rançon mais selon d'autres pirates, elle atteindrait deux à trois millions de dollars.
Le MV Filitsa avait été capturé à quelque 500 milles nautiques des Seychelles alors qu'il faisait route vers Durban (Afrique du Sud) en provenance des Emirats Arabes Unis avec une cargaison d'urée de synthèse, utilisée notamment pour la fabrication d'engrais.
Le navire grec est l'un de 12 bâtiments et plus de 250 membres d'équipage toujours détenus par les pirates somaliens qui ont réussi à extirper avec ce chantage des rançons estimées au total à 60 millions de dollars en 2009.
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