21/11/2009 à 19h:56 | AFP
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président angolais réclame la 'tolérance zéro' face à la corruption Le président angolais réclame la "tolérance zéro" face à la corruption © AFP

Le président de l'Angola, José Eduardo dos Santos, a prôné samedi devant son parti la "tolérance zéro" face à la corruption qui contribue, selon lui, à la "dilapidation des ressources" de cet Etat riche en pétrole.

M. Dos Santos, au pouvoir depuis 30 ans, s'adressait aux membres du comité central du Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA), avant le sixième congrès du parti au pouvoir, prévu en décembre.

"La transparence de gestion et la bonne gouvernance sont des domaines où il y a encore beaucoup à faire (. . . ) Le mieux est que nous nous engagions pour une +tolérance zéro+ après le sixième congrès", a-t-il déclaré.

Selon lui, le MPLA n'a pas suffisamment exigé que les responsables politiques rendent des comptes devant la justice ou le parlement. Cette situation a entraîné "la dilapidation des ressources" du pays, a-t-il estimé.

La déclaration du président angolais intervient après la publication mardi par l'organisation non-gouvernementale Transparency International (TI) du classement international 2009 sur la corruption. Sur 180 pays, l'Angola a régressé de la 158e place en 2008 à la 162e.

Selon le rapport de TI, en l'Angola, comme dans d'autres pays africains riches en ressources naturelles, "les hauts niveaux de corruption dans les industries minières contribuent systématiquement à la stagnation économique, à l'inégalité et aux conflits".

L'Angola dispute au Nigeria la place de premier producteur de pétrole d'Afrique, mais les deux tiers de sa population vivent avec moins de deux dollars par jours et la moitié de population n'a pas accès à l'eau potable.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Dernière Minute

Toutes les dépèches