11/11/2009 à 19h:33 | AFP
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Tunisie: Ben Brik médicalement suivi en prison, pas besoin d'hôpital Tunisie: Ben Brik médicalement suivi en prison, pas besoin d'hôpital © AFP

Le journaliste tunisien écroué Taoufik Ben Brik "est médicalement suivi" dans sa prison et son état "n'exige pas de prise en charge en milieu hospitalier", a indiqué mercredi le ministère de la Justice et des droits de l'homme.

Ce ministère démentait des "allégations" sur l?état de santé de Taoufik (Zoghlami) Ben Brik, détenu depuis le 29 octobre à la prison de Mornaguia (30 km de Tunis) en attendant de comparaître le 19 novembre.

Selon le ministère en charge des prisons, le journaliste "soumis à l?examen médical habituel de première admission" avait indiqué qu'il était atteint du syndrome de Cushing.

"Cette maladie, étant largement maîtrisée par le biais du traitement médical prescrit, et ne nécessitant pas de prise en charge particulière, l?intéressé continue, sur décision du médecin de la prison, à prendre ses médicaments dans des conditions normales", a affirmé le ministère dans un communiqué.

Selon le communiqué, le journaliste bénéficie d'un "suivi approprié assuré par le service médical de la prison" et son état de santé "n?exige aucune prise en charge en milieu hospitalier.

Le 5 novembre à Paris, un des frères du journaliste a affirmé craindre pour la vie de ce dernier atteint d'une maladie chronique qui lui ôte toute immunité et nécessite la prise de médicaments à heures fixes, alors que Reporters sans frontières (RSF) s'est inquiété mardi du sort du journaliste qui bouclait lundi ses 49 ans en prison.

Taoufik Ben Brik sera jugé pour "faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d?autrui", a rappelé le ministère. Il est accusé d'avoir agressé une automobiliste, alors que pour RSF et ses avocats son incarcération serait liée à des articles virulents dans la presse française contre le régime tunisien.

La semaine dernière, la France a fait savoir que les capitales européennes discutaient de la situation du journaliste, avant de se déclarer "préoccupée par les difficultés rencontrées par des journalistes et défenseurs de droits de l'homme en Tunisie".

Tunis a refusé à chaque fois "toute ingérence dans ses affaires intérieures" estimant qu'elle n'avait "de leçon à recevoir de personne" en matière de droits de l'homme.

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