Les deux travailleuses humanitaires de l'ONG irlandaise Goal enlevées le 3 juillet au Darfour, dans l'ouest du Soudan, sont en bonne santé et ont été localisées, ont indiqué mercredi de hauts responsables soudanais.
"Elles sont en bonne santé", a déclaré à l'AFP un haut responsable soudanais s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.
L'Irlandaise Sharon Commins et l'Ougandaise Hilda Kawuki de l'ONG irlandaise Goal ont été enlevées vendredi soir dernier par des hommes armés dans leur bureau de Kutum, à 100 km au nord-ouest d'El-Facher, la capitale du Darfour-Nord, et à 200 km à l'est du Tchad.
Leur garde soudanais, également enlevé, a été rapidement libéré. Leur rapt n'a pas été revendiqué. Les deux femmes ont été localisées, a indiqué à l'AFP le ministre d'Etat soudanais aux Affaires humanitaires Abdel Baqi Gilani, sans fournir plus de détails.
"Ce sont des bandits, ils ont fait ça pour de l'argent. . . Il s'agit d'un acte irresponsable. Ces deux humanitaires sont venues ici pour nous aider", a-t-il déclaré.
Il s'agit du troisième cas d'enlèvement de travailleurs humanitaires étrangers dans la région depuis le mandat d'arrêt émis le 4 mars par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.
Une délégation irlando-ougandaise est actuellement au Darfour pour tenter de libérer les deux otages.
"Nous sommes au même point que vendredi. . . Nous tentons de savoir qui a fait ça", a dit à l'AFP le président et fondateur de l'ONG Goal, John O'Shea, joint par téléphone à Dublin. Ce dernier n'a pas voulu commenter les informations sur la localisation et l'état de santé des otages.
Article suivant :
Gabon: présidentielle "au plus tard le 6 septembre"
Article précédent :
Un cargo turc pris en otage au large de la Somalie