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DossierLes 50 qui font le Gabon

09/01/2013 à 19:22
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À Libreville, le 22 août dernier. À Libreville, le 22 août dernier. © AFP

Ex-barons du régime Bongo père, anciens rivaux ou éternels concurrents... La contestation s'exprime de façon confuse.

Ils étaient rivaux et se sont affrontés au sein du parti au pouvoir du vivant d'Omar Bongo Ondimba. Leur mentor disparu (en 2009), ils ont créé l'Union nationale (UN) en 2010, un parti certes dissous par les autorités en 2011, mais qui reste la principale force d'opposition du pays. Anciens du Parti démocratique gabonais (PDG), ses leaders ont occupé l'espace laissé par l'ex-opposant historique, Pierre Mamboundou, décédé en octobre 2011. Le parti s'est structuré autour d'André Mba Obame (AMO, voir photo), ancien ministre de l'Intérieur, 55 ans, qui a réussi l'incroyable pari de devenir la figure la plus représentative de l'opposition gabonaise, même si depuis plusieurs mois des ennuis de santé le tiennent éloigné de la scène politique. Quoi qu'il en soit, nul pour l'instant ne conteste le leadership de celui qui fut classé 3e au scrutin présidentiel de 2009.

Ainsi, dans le parti, la distribution des rôles est-elle bien définie. AMO se préparait pour la présidentielle de 2017 avec l'aide de Zacharie Myboto, 74 ans, son ancien ennemi intronisé président de l'UN. Ça tombe bien : le « Vieux » a renoncé à toute ambition présidentielle pour laisser la place aux « jeunes ». Ce n'est pas le cas des autres poids lourds, toujours en embuscade. Relégué au second plan, Jean Eyéghé Ndong, ancien Premier ministre âgé de 66 ans, n'a pas dit son dernier mot, lui dont la popularité est sans égale dans son fief de Nkembo à Libreville... Dans l'hypothèse d'une indisponibilité d'AMO, Eyéghé se verrait bien porter les couleurs de l'UN. À moins que son concurrent de la province de l'Estuaire, Casimir Oyé Mba, 70 ans et toujours fringant, ne lui barre le chemin... Ce qui les unit - la défiance à l'égard d'Ali Bongo Ondimba - est plus fort que leurs querelles d'ego. Riches, revanchards et bénéficiant de relais à l'étranger, ils parviennent à faire fonctionner leur parti en dépit de sa dissolution, confirmée par les tribunaux.

Seulement, certains voient dans cet activisme débordant un reniement de leurs engagements passés au sein du PDG. Bruno Ben Moubamba, opposant de 45 ans qui a participé à la fondation de l'UN avant de le quitter, conteste leur légitimité à incarner une alternance crédible. En 2012, ce candidat malheureux à la dernière présidentielle, qui vivait en France, est rentré au Gabon pour militer au sein de l'Union du peuple gabonais (UPG), caressant secrètement le rêve de succéder à Pierre Mamboundou, son fondateur décédé.

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