Mohamed Abdou Essallami a été le premier ingénieur en télécoms d'origine sahraouie.
© Vincent Duhem pour J.A.
Né à Laayoune (43 ans), Mohamed Abdou Essallami est membre de la tribu Reguibat
Le directeur (depuis deux ans) de l'Agence du Sud pour la Sakia el-Hamra est intarissable sur les projets de développement dont il a la charge. Parmi les derniers en date : un hippocamélodrome pour les courses de chevaux et de dromadaires, une piscine olympique, un théâtre, une bibliothèque avec auditorium de 700 places et une rénovation complète du vieux Laayoune, décrétée en 2007 première ville sans bidonville du Maroc. Mais celui qui fut, en 1994, le premier ingénieur en télécoms d'origine sahraouie et dont une partie de la famille vit « en face », dans les camps du Polisario (deux de ses cousins sont députés au Parlement de la République arabe sahraouie démocratique [RASD]), est tout aussi bavard quand il s'agit de secouer sa propre communauté. « Je répète aux Sahraouis : cessons d'avoir une mentalité d'assistés, arrêtons de croire qu'il existe un plafond de verre, ne comptons plus sur la discrimination positive pour nous en sortir. L'autonomie interne, cela se mérite. »

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