DossierIndépendances : cha-cha ou blabla ?

11/08/2010 à 10h:52 Par Séverine Losembe
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Valéry Ndongo en pleine représentation sur les quais de Seine, à Paris. Valéry Ndongo en pleine représentation sur les quais de Seine, à Paris. © jeuneafrique.com

Le cinquantenaire des indépendances interpelle aussi les artistes. Pour célébrer l’événement à leur manière, des humoristes d’origine africaine ont proposé à jeuneafrique.com de petits sketches vidéo. Alors qu'il reprend ce thème au théâtre cet été, Valéry Ndongo nous a livré son sentiment sur cet anniversaire.

Pour Valéry Ndongo, l’art ne peut être neutre ou politiquement correct. Ce comédien et humoriste, issu des faubourgs de Yaoundé, est aussi un citoyen engagé qui se veut la voix de ses compatriotes du « kwatt » (banlieue, en argot).

Depuis 2000, année durant laquelle il a commencé à écrire ses premiers sketches au Cameroun, Valéry Ndongo a fait du chemin. Aujourd’hui, le fils de Yaoundé se produit pour la deuxième fois à Paris, au Tarmac de la Villette, où il présentera, du 10 au 21 août, son spectacle Bienvenue o Kwatt. Ses sujets de prédilection : la progression des investissements chinois en Afrique, les séquelles de la colonisation ou encore le bilan de cinquante années d’indépendance au Cameroun…

Amoureux de théâtre, Valéry commence par… fuir les cours d’art dramatique choisis par ses parents. Il les trouve « archaïques ». Plein de fougue, il quitte la maison familiale et fait sa propre éducation artistique dans les salles du « kwatt », voire dans les rues.

Son propre label

Les débuts ont été difficiles. « Il y avait moins de 20 personnes dans une salle de 300 places », se souvient-il. Le succès, pourtant, ne tarde pas. Il vient en 2000, après une représentation au Centre culturel français de Yaoundé où il met en scène Cahier d’un retour au pays natal, d’Aimé Césaire. Puis les opportunités s’enchainent. Son premier show solo en 2004, L’histoire d’Obegue, fait salle comble à Yaoundé.

 

Souvenir de ses débuts difficiles ? À peine la reconnaissance du public acquise, il tente de promouvoir ses collègues de scène débutants. En mai 2009, il crée son propre label « Stand-up Night Show », destiné à former de jeunes acteurs et humoristes. Depuis peu, l’un de ses protégés ivoiriens, Coulibaly Vit, connaît un succès épatant au Cameroun. Tout fier, Valery en sourit… La réussite de son « élève », c’est aussi un peu la sienne.

Depuis peu, Valéry Ndongo se frotte aux plateaux de cinéma. Il a tourné dans un long-métrage camerounais, Les blessures inguérissables, présenté au Festival panafricain du cinéma en 2009. Ne lui parlez pas de son ambition ! Adepte des pirouettes, il lâche en riant : « Plus tard là, quand vous me chercherez, il faudra appeler mon agent. Et ce sera le même que celui de Tom Cruise ! »

Valéry Ndongo sera du 10 au 21 août au théâtre de la Villette à Paris avec son spectacle "Bienvenue o Kwatt" .

 

 

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