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DossierÀ l'heure du ramadan

11/08/2010 à 09:23
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Des Saoudiens observent le ciel pour voir le croissant de lune, le 10 août 2010 à Taif. Des Saoudiens observent le ciel pour voir le croissant de lune, le 10 août 2010 à Taif. © AFP

C'est aujourd'hui que le ramadan commence dans la plupart des pays arabes et/ou musulmans. Certains d'entre eux, effectivement, ne commenceront à observer le jeûne que le lendemain, voire plus tard encore. Explications.

En Arabie saoudite, berceau du rite sunnite, les autorités religieuses ont fixé à mercredi le début du ramadan, grâce à l'observation de l'apparition du croissant lunaire qui, on le sait, détermine quel jour va commencer le ramadan.

Le Qatar, les Émirats arabes unis, ont emboîté le pas à Ryad, de même que le Koweït et Bahreïn, l'Égypte, la Jordanie, le Liban, la Syrie, le Yémen et les Territoires palestiniens. En Afrique du Nord, la Tunisie et l'Algérie ont également déterminé le mercredi.

Les autorités libyennes, qui fixent le début du ramadan en se fondant sur des calculs astronomiques savants, et non sur l'observation, avaient annoncé dès lundi que le ramadan commencerait le mercredi. C'est également le cas en Turquie, au Liban, mais aussi en Allemagne, et en Espagne où la durée du ramadan a été fixée par avance du 11 août au 10 septembre, avec l'accord notamment du Conseil européen pour la Fatwa et la recherche (CEFR).

Calcul ou empirisme

Le CEFR prend La Mecque comme point de référence pour déterminer le calendrier lunaire. Pour lui, le ramadan débute tout simplement quand le croissant lunaire est (en théorie) visible dans la ville sainte. En Amérique du Nord, le Conseil du Fiqh d'Amérique du Nord (FCNA), ainsi que la Société islamique d'Amérique du Nord (Isna) estiment également que le calcul astronomique basé sur La Mecque est une méthode acceptable pour la détermination du début des mois lunaires. 

Mais les méthodes de détermination du début du ramadan divergent et peuvent soulever des polémiques dans des communautés nationales peu homogènes. Pour éviter les discussions stériles, le site du FCNA invite donc les musulmans à « suivre la décision de votre imam et de votre Masjid, et ce avec le plus grand respect en évitant des débats et disputes pas nécessaires ».

Les aléas lunaires

De la même manière, aux Pays-Bas, la communauté musulmane qui regroupe un million de croyants est tellement hétéroclite (origines turque, marocaine et surinamaise) qu'il n'existe pas d'autorité qui fasse l'unanimité. Méthodes empiriques et de calcul coexistent donc. C'est aussi le cas en Irak, où le ramadan débute ce mercredi pour les sunnites, et jeudi pour les chiites, ont indiqué les autorités religieuses des deux confessions.

Enfin, dernière complication, dans certains pays comme le Maroc, la Mauritanie, le Mali ou le Sénégal, la nuit du doute - suivant le 29e jour du mois de Chaâbane - est décalée d'un jour, la lune n'étant pas visible partout de la même manière. Et puis, il y a ceux qui n'ont pas eu de chance. Ainsi, le ramadan ne commencera que jeudi 12 août dans le sultanat d'Oman, où le croissant de lune n'a tout simplement pas été vu, selon l'agence officielle ONA. Un « incident » qui n'est possible uniquement que pour les très petits pays dans lesquels les conditions atmosphériques sont souvent uniformes. Du moment que le mauvais temps ne perdure pas...
 

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