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DossierIndustrie pharmaceutique: cap sur l

19/12/2008 à 10:54
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Le secteur sanitaire a toujours occupé une place privilégiée dans la politique économique et sociale en Tunisie, et, aujourd’hui, les indicateurs de santé de sa population sont supérieurs à ceux des autres États de la rive sud de la Méditerranée.

Rien de surprenant, donc, à ce que le pays soit aussi l’un des rares du continent à s’être doté d’une industrie pharmaceutique performante, tant en termes de qualité et de sécurité que d’accessibilité aux médicaments.

Après la libéralisation du secteur, une industrie privée dynamique s’est développée et, en quinze ans, les laboratoires tunisiens ont renforcé les partenariats avec des multinationales qui leur ont confié la production et la commercialisation de certains de leurs produits, assurant ainsi le transfert de technologies. Aujourd’hui, la production locale de médicaments couvre la moitié de la consommation nationale (contre 7,5 % en 1987) avec, en particulier, le développement et la fabrication, en Tunisie, de médicaments génériques répondant aux normes internationales.

À l’heure où le secteur, au niveau mondial, connaît d’importants développements liés aux nouveaux moyens de recherche et à la biotechnologie, outre le défi de la qualité et de la quantité, la Tunisie doit désormais relever celui de la modernisation et de l’innovation. Pour rester dans la compétition, elle doit accroître encore sa production, mais aussi la diversifier dans le domaine de la biotechnologie : c’est la condition sine qua non pour augmenter la part de marché du médicament tunisien sur le marché local et pour améliorer ses performances à l’export. Ce qui implique des moyens financiers et une structuration dont l’industrie pharmaceutique tunisienne, qui compte des unités de tailles très disparates, ne dispose pas. Privés comme institutionnels, tous sont conscients qu’il est temps, comme on l’observe à travers le monde, d’opérer des fusions de façon à ce qu’émergent des laboratoires de plus grande taille… La taille critique nécessaire pour acquérir les moyens et la visibilité indispensables à la réalisation de ces objectifs.

Un consensus et un esprit de corps qui se confirment à travers la première édition du Salon international de la pharmacie et du bien-être en Tunisie, les 27 et 28 décembre, à Hammamet. Ainsi que l’explique Holya el-Materi, directrice du développement d’Adwya – la plus ancienne des firmes pharmaceutiques privées tunisiennes – et présidente du salon : « Tous les acteurs du secteur se sont serré les coudes pour organiser cet événement, dont l’objectif principal est de développer l’export. » Les industriels et les directeurs de la pharmacie et du médicament de plus de trente pays, européens et africains, ainsi que quelques ministres de la Santé invités par leur homologue tunisien doivent prendre part à la manifestation.

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