Les Abidjanais l’ont surnommée « Maman Bulldozer » ; Anne Désirée Ouloto (45 ans) préfère y voir une marque d’affection. D’autant que la ministre ivoirienne de la Salubrité urbaine n’a pas l’intention de s’arrêter de sitôt. Une bonne partie de la capitale économique reste à nettoyer de ses bidonvilles, sans compter ceux de Bouaké et de San Pedro. Si les Abidjanais sont heureux de voir leur ville retrouver de sa superbe, une frange non négligeable des habitants est plus qu’inquiète : les boutiques anarchiques étaient leur seul moyen de subsistance et, jusqu’à présent, aucune compensation ne se profile.
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