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DossierTransports maritime : en Afrique, la concurrence ne faiblit pas

24/10/2011 à 14:53
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Pour être officier de la marine marchande, de bonnes connaissances scientifiques sont requises. Pour être officier de la marine marchande, de bonnes connaissances scientifiques sont requises. © AFP

Lieutenants de pont, chefs mécaniciens… Créé en 1978, l’Institut supérieur d’études maritimes forme, en quatre ans, des officiers de la marine marchande. Il attire des étudiants de tout le continent. Présentation.

Dans l’histoire de la navigation, nombreuses sont les catastrophes dont les causes sont essentiellement humaines. Pour Abdelaziz Benhaïda, directeur de l’Institut supérieur d’études maritimes (Isem) de Casablanca au Maroc, « la mer est un monde à part, qu’on ne peut aborder qu’armé, outillé, c’est-à-dire parfaitement formé ». C’est bien le pari que tente de relever chaque année son établissement, le seul du genre en Afrique du Nord.

Un cursus polyvalent

Depuis sa création, en 1978 (l’Isem a succédé à l’École nationale des officiers de la marine marchande, fondée en 1957), l’institution a formé quelque 4 000 officiers, experts et pilotes maritimes, administrateurs des affaires maritimes ou patrons de remorqueur en haute mer, tous destinés à la conduite et à l’exploitation de flottes commerciales. Deux filières cohabitent dans ce cursus polyvalent, à la fois théorique et pratique : un département « Machine » (officiers mécaniciens) et un département « Pont » (officiers de pont).

L’Isem entretient des partenariats avec des établissements en Europe, dont l’École nationale supérieure maritime de Marseille (France) et l’École supérieure de navigation d’Anvers (Belgique), l’idée étant de coordonner leurs méthodes de travail. Le cursus prévoit, à terme, un programme d’échange pour les étudiants les plus méritants ; ceux-ci pourraient ainsi suivre durant quelques mois l’enseignement d’une des écoles partenaires.

À l’issue de leurs quatre années de formation, les étudiants obtiennent soit un diplôme de lieutenant au long cours, soit celui de lieutenant mécanicien de première classe (niveau licence). Une période de douze mois de navigation est ensuite indispensable s’ils veulent décrocher le diplôme de capitaine au long cours, correspondant au grade de master.

Un recrutement international

On entre à l’Isem sur concours, au niveau baccalauréat. De bonnes connaissances scientifiques sont requises, ainsi qu’une excellente condition physique : la vue comme l’ouïe, notamment, doivent être irréprochables. Autre atout pour intégrer l’école : une parfaite maîtrise de la langue de Shakespeare, l’enseignement étant délivré à la fois en français et en anglais.

L’Isem reçoit 20 % d’étudiants étrangers, dont nombre de Subsahariens. Ceux-ci viennent soit dans le cadre d’accords avec les ports autonomes de leurs pays d’origine, soit grâce au soutien de l’Agence marocaine de la coopération internationale – ils bénéficient alors de bourses du ministère marocain des Affaires étrangères.

Des débouchés diversifiés

Quel que soit le pays d’origine des diplômés, le taux d’insertion professionnelle est généralement de l’ordre de 100 %. Ceux qui ont intégré l’Isem dans le cadre de partenariats avec l’un des ports autonomes de leur pays regagnent tout naturellement leur administration d’origine. De rares cas de poursuite d’études – en école d’ingénieur ou à l’université – ont été relevés.

Les diplômés de l’Isem peuvent aussi être recrutés à bord de la flotte internationale, l’enseignement répondant aux standards prévus par la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, adoptée en 1978 dans le cadre de l’Organisation maritime internationale. L’évolution de carrière du navigant est rapide : sur un navire de transport de passagers, par exemple, il peut accéder au grade de commandant au bout de quatre années.

Enfin, de nombreuses opportunités s’ouvrent aux diplômés de l’Isem, même en dehors de la marine. On retrouve ainsi ces officiers dans les services techniques des grands hôtels, des hôpitaux, des banques… Le tout est de savoir se fixer un cap. 

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