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DossierConstituante tunisienne : les enjeux d'une élection historique

18/10/2011 à 15:58
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Premier jour de campagne à Djerba, le 1er octobre 2011. Premier jour de campagne à Djerba, le 1er octobre 2011. © Nicolas Fauquié, pour J.A.

Neuf mois après la chute de Ben Ali, la Tunisie s’apprête à vivre, dans la plus grande incertitude, son premier test démocratique avec l’élection de l’Assemblée constituante du 23 octobre. Enjeux, forces en présence, perspectives, écueils… Enquête sur un tournant historique.

« Lorsqu’un jour, le peuple aspire à vivre / Le destin se doit de répondre ! / Les ténèbres se dissiperont ! / Et les chaînes se briseront ! »

Il est de savoureux clins d’œil de l’Histoire… Cet extrait du Humat Al-Hima, l’hymne national tunisien utilisé entre juillet 1957 et mars 1958 puis après le coup d’État de novembre 1987, est l’œuvre du poète Abou el-Kacem Chebbi, grand pourfendeur des « tyrans du monde », en plein protectorat français, dans les années 1930. C’est Zine el-Abidine Ben Ali qui décida de réhabiliter ce texte oublié. Pouvait-il imaginer que ces quelques lignes s’appliqueraient à lui-même bien des années plus tard ?

Les Tunisiens ont donc brisé leurs chaînes le 14 janvier. Brutalement, sans que personne ait rien vu venir. Eux que leurs frères maghrébins et arabes raillaient souvent pour leur présumée docilité, leur capacité à accepter les pires avanies en contrepartie de leur tranquillité et d’un certain niveau de vie. Eux dont on disait qu’à force de courber l’échine ils ne pourraient jamais plus se relever. Eux qui, neuf mois plus tard, s’apprêtent à participer à l’élection la plus libre, la plus démocratique et la plus transparente du monde arabe. Que de chemin parcouru, contre vents et marées, sans boussole, presque seuls, sous l’œil certes agréablement surpris du monde entier, mais de plus en plus dubitatif sitôt l’euphorie de la « révolution » retombée ! Car la Tunisie a emprunté la route la plus longue en remettant tout à plat, en faisant le choix d’une Constituante plutôt que celui d’élections présidentielle et législatives immédiates. 

Une révolution en marche

14 janvier : Fuite de Zine el-Abidine Ben Ali après vingt-trois ans de pouvoir. L’État d’urgence est décrété.

15 janvier : Fouad Mebazaa, président de la Chambre des députés, devient président par intérim.

7 et 9 février : Suspension des Chambres des députés et des conseillers (Sénat).

27 février : Le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, quitte ses fonctions. Béji Caïd Essebsi est désigné à la tête du troisième gouvernement provisoire.

7 mars : Dissolution de la sûreté de l’État et de la police politique.

9 mars : Dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l’ex-parti au pouvoir.

18 mars : Dissolution du Parlement.

11 avril : Promulgation du code électoral pour la Constituante.

7 mai : Mise en place de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).

20 juin : Premier procès de Ben Ali.

Du 1er au 21 octobre : Campagne électorale.

23 octobre : Premières élections libres.

Catharsis

Faire tomber « Zaba », comme l’appellent les Tunisiens, a presque été une sinécure au regard des périls et des écueils rencontrés depuis que la révolution s’est muée en transition. Comment aurait-il pu d’ailleurs en être autrement, après vingt-trois ans d’un tel règne dont une dernière décennie qui aura vu le système Ben Ali se refermer comme une huître pour finir dans l’autisme, la paranoïa, le népotisme absolu et la corruption ?

La Tunisie de 2011, comme la décrit Larbi Chouikha, membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), universitaire respecté et journaliste indépendant, est « un véritable laboratoire à ciel ouvert, au sein duquel tout le monde apprend à découvrir un rôle nouveau sans jamais y avoir été préparé ». D’où les tâtonnements des premiers gouvernements post-Ben Ali, d’erreurs de casting en mauvaises décisions, dans un contexte éminemment tendu et anxiogène, celui d’un grand saut dans l’inconnu effectué par toute une nation. Le tout mâtiné d’une profonde catharsis nationale, véritable boîte de Pandore, au cours de laquelle tous les sentiments enfouis des décennies durant s’expriment : besoin de parler ou d’écrire, de participer, de revendiquer, d’exiger, de manifester, de se venger, de dénoncer… Bref, d’exister, pour le meilleur comme pour le pire. Un entrelacs indescriptible de comportements inédits, parfois inquiétants, mais, au fond, tellement naturels et, jusqu’ici, cantonnés aux limites du raisonnable.

Les carcans ont cédé, mais les corps sont encore ankylosés et les esprits embrumés.

Les ingrédients étaient pourtant réunis pour que la situation dérape. Il n’en a rien été. Il n’empêche, la confusion règne, savamment entretenue par les mille et une rumeurs qui fleurissent chaque jour, une communication mal maîtrisée par les acteurs de tous bords (autorités, partis politiques, syndicats, etc.) et des médias lancés dans une course effrénée à l’audience, mais aussi à l’influence. Neuf mois de gestation pour accoucher d’élections historiques. Neuf mois de doutes, d’interrogations, de crise économique et d’impression diffuse, pour la grande majorité des Tunisiens, que beaucoup de choses leur échappent, qu’on ne leur dit pas tout. Les carcans ont cédé, mais les corps sont encore ankylosés et les esprits embrumés. Pas facile d’y voir clair dans ces conditions.

« La situation est meilleure que ce que les gens pensent, nous explique pourtant Béji Caïd Essebsi, Premier ministre provisoire, rencontré à la fin de septembre dans son bureau de la casbah. Déjà, 50 000 emplois ont été créés, malgré un taux de croissance négatif. L’année scolaire et le baccalauréat ont été sauvés, la rentrée 2011 s’est déroulée normalement, comme le mois de ramadan d’ailleurs. La sécurité s’améliore chaque jour, les entreprises fonctionnent. L’arrière-saison touristique marque une nette amélioration de la fréquentation, ce qui signifie que la confiance en notre destination revient progressivement. Le prochain gouvernement trouvera une situation assainie. Mieux, s’il le souhaite, il pourra s’appuyer sur notre travail et le plan de développement élaboré pour 2012… »

Leïla Ben Debba, avocate et opposante, a défendu les blogueurs avant le 14 janvier. Sa photo a fait la couverture de paris match. (© Nicolas Fauqié pour J.A.)

"Avec une Constitution qui consacre le pluralisme et une société civile vigilante, la Tunisie s'en sortira mieux que les autres révolutions arabes. C'est maintenant que tout commence."

Objectif : présidentielle

La Tunisie a effectivement tenu le choc et assuré l’essentiel, dans un contexte international marqué par une grave crise économique et une guerre à ses frontières qui a eu de lourdes conséquences : afflux massif de réfugiés, hausse des prix des biens de première nécessité, activité économique réduite à néant pour nombre d’entreprises qui travaillaient en Libye, etc. Aujourd’hui, cependant, le « boulet » libyen s’est transformé en véritable bouffée d’oxygène : Kadhafi parti et le Conseil national de transition – qui n’a pas oublié que les autorités tunisiennes furent parmi les premières à ses côtés – installé, les perspectives économiques, sans parler de la stabilité retrouvée, s’annoncent prometteuses.

Les élections pour la Constituante du 23 octobre représentent donc le dernier, et le plus important, test de la transition tunisienne. Un examen de passage indispensable, véritable étalon d’une démocratie naissante. L’occasion, également, de savoir enfin qui pèse quoi. Sans oublier l’essentiel, la composition de l’Assemblée qui élaborera, une année durant, le socle, l’identité et les contours de la Tunisie nouvelle. Mais pas un aboutissement. Si certains se sont rués sur cette opportunité pour se lancer en politique (plus de cent partis enregistrés aujourd’hui), nombre de personnalités entendent se réserver pour la prochaine étape, plus alléchante : l’élection présidentielle et les législatives, qui auront lieu, au plus tôt, fin 2012. Le temps que les Tunisiens puissent séparer le bon grain de l’ivraie, se familiariser avec leur nouvelle classe politique et s’adapter à un menu pour le moins copieux après plus de cinquante années de disette. Le temps, aussi, de laisser passer l’orage.

« Les attentes sont immenses, précise Hamadi Jebali, le secrétaire général du parti islamiste Ennahdha. On ressent beaucoup de frustrations et d’exigences. Le prochain gouvernement aura du pain sur la planche… » Même son de cloche chez Mohamed Jegham, leader du parti Al-Watan (destourien), un ancien de la maison RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique, dissous) qui a pris ses distances avec Ben Ali en 2001, après avoir été ministre du Tourisme, de l’Intérieur puis de la Défense : « La seule chose à laquelle nous pouvons nous attendre sans nous tromper, c’est la déception. Il y a tant à faire… »

Le véritable enjeu du 23 octobre concerne les partis politiques eux-mêmes, pas forcément les principaux leaders, qui lorgnent évidemment la présidentielle, même s’ils mettent en jeu leur crédibilité puisqu’ils sont plus connus des Tunisiens que leurs formations respectives. Au centre de toutes les attentions et de toutes les supputations, la mystérieuse Ennahdha, férocement combattue par le régime précédent, louée par les uns, accusée de tous les maux par les autres. Les islamistes n’ont joué aucun rôle dans la chute de Zaba, mais ils ont su occuper, dès le 15 janvier, le devant de la scène politique. « Ils sont plus organisés, plus opérationnels et plus travailleurs », pense Béji Caïd Essebsi. La plupart de leurs concurrents, enquêtes d’opinion plus ou moins fiables à l’appui, tablent sur un score compris entre 20 % et 35 % pour la formation de Rached Ghannouchi. Hamadi Jebali, lui, s’interroge, dans son bureau du dernier étage du QG de campagne ultra­moderne situé à Montplaisir, quartier chic de la capitale.

« Notre souci concerne le jour J, celui des élections. Ce test historique sera-t-il réussi ? Nous dérangeons les dirigeants actuels et nos concurrents. Je n’ai aucune preuve qui me permette d’affirmer que le scrutin sera truqué. Mais beaucoup d’interrogations. Pourquoi ceux qui ne veulent pas de notre victoire serinent-ils que nous ne pesons pas plus de 20 % des voix ? Est-ce une manière de préparer l’opinion à un résultat falsifié ? Quels ont été les critères retenus pour disqualifier certaines listes ? Quid de ce fameux logiciel destiné à comptabiliser les résultats ? Dans quelles conditions seront menés le dépouillement et la rédaction des procès-verbaux ? » Sans oublier de préciser qu’ils n’accepteront évidemment pas de se voir priver d’une victoire qui leur tend les bras…

Fadhel Jaïbi, homme de théâtre, est l'auteur de la pièce Amnesia. Jouée en 2010, elle avait disséqué de manière prémonitoire la chute d'un dictateur. (© Nicolas Fauquié pour J.A.)

"Que tous ceux qui vont siéger à la Constituante se prononcent clairement sur le contenu de la prochaine Constitution : la nature du régime, la séparation des pouvoirs, les libertés, l'identité culturelle et l'orientation pour l'éducation."

"Modernité"

Pour l’ensemble de la classe politique et des observateurs, le trio gagnant est le suivant : Ennahdha, le Parti démocratique progressiste de Néjib Chebbi (PDP) et Ettakatol, de Ben Jaafar, les deux derniers cités étant au coude à coude, donc l’ordre d’arrivée incertain. Viennent ensuite le Pôle démocratique moderniste, dont la pierre angulaire est Ettajdid d’Ahmed Brahim, et la nébuleuse destourienne, composée d’une multitude de formations, dont une coalition regroupant quatre partis d’anciens plus ou moins hauts responsables du RCD parmi les moins exposés à la vindicte populaire : Kamel Morjane (ex-haut-commissaire pour les réfugiés puis ministre de la Défense et des Affaires étrangères), Mohamed Jegham, l’industriel Faouzi Elloumi et Mohamed Sahbi Basly (ancien gouverneur, puis ambassadeur en Inde, en Espagne et en Chine). « Les destouriens ne bénéficieront pas d’apports additionnels de voix. Ils ont leur clientèle, fidèle mais restreinte, et seront en partie sanctionnés pour leur passé, quel qu’il soit », croit savoir Jebali.

Ennahdha effraie ses adversaires politiques, mais aussi les chantres de la laïcité ou de la présumée « modernité » tunisienne, ceux qui craignent la remise en question des acquis, dont le code du statut personnel qui consacre entre autres les droits des femmes. Si les islamistes s’emploient à rassurer – en citant l’AKP du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan comme modèle ou en clamant haut et fort qu’ils ne souhaitent pas obtenir tous les ministères ni même les plus sensibles (Défense, Intérieur, Éducation, etc.), la réponse de leurs adversaires tient en deux mots : « double jeu ». Commentaires des intéressés : « Jugez-nous sur nos actes et notre programme, pas sur des présomptions. » Tout en reconnaissant, certes discrètement, que leur organisation est encore réticente, par exemple, à présenter des femmes têtes de liste, qu’une partie de la base est bien plus radicale et que la direction n’est pas toujours sur la même longueur d’ondes et n’échappe pas aux querelles intestines. Exemple : les dissensions entre « historiques », ceux qui sont restés en Tunisie du temps de l’oppression et ont été jetés en prison, et les autres… Mais le gros avantage d’Ennahdha, c’est sa structure elle-même : une implantation territoriale globale, beaucoup de cadres et de militants, des moyens, là où la plupart des autres partis sont portés à bout de bras par leurs seuls dirigeants.

Écarter Ennahdha, tant qu’elle joue le jeu de la démocratie, n’est donc pas une option.

Dernier point, et non des moindres dans un débat censé être démocratique : les détracteurs des islamistes, ces Tunisiens persuadés que le pays effectuerait un grand bond en arrière sous leur férule et dont certains prônent l’utilisation des grands moyens – y compris autoritaires – pour les empêcher d’accéder au pouvoir, oublient un peu vite que leurs électeurs sont des Tunisiens comme eux, qui ont trouvé – pour de bonnes ou de mauvaises raisons, peu importe – des réponses à leurs questions, une oreille attentive et un projet de société qui leur convient. Écarter Ennahdha, tant qu’elle joue le jeu de la démocratie, n’est donc pas une option.

De nombreuses surprises ne sont cependant pas à exclure. D’abord, les scores réalisés par la pléthore de listes indépendantes. On y trouve de tout : des islamistes, dont l’un des cofondateurs d’Ennahdha, le charismatique Abdelfattah Mourou allié à Mustapha Filali et Slaheddine Jourchi, des sympathisants d’à peu près tous les partis qui n’ont pu être « casés » sur leurs listes tant les demandes affluaient, des notables ou des chefs de tribu issus de régions où ils sont censés se muer en aspirateurs à voix, des aventuriers de la politique, des personnalités qui ne supportent pas la discipline d’une formation, etc. Au total, en tout cas, les listes indépendantes ne manqueront pas de brouiller un peu plus les cartes. Enfin, dernier paramètre à prendre en compte : les indécis, estimés à plus de 30 % du corps électoral (près de 4 millions d’inscrits sur un potentiel estimé à 7,5 millions, mais tous les Tunisiens détenteurs d’une carte d’identité et affiliés à un bureau de vote pourront participer au scrutin). Ils n’ont pas encore fait leur choix ou n’ont pas vraiment compris ce qu’était et à quoi servait une Constituante. L’équation tunisienne recèle bien des inconnues…

Elyes Gharbi,  journaliste : sa prise de parole, le 30 décembre 2010, pour commenter les événements en Tunisie, a été un tournant. (© Nicolas Fauquié, pour J.A.)

"Nous avons choisi une Constitution gastronomique plutôt que fast-food. Certes, la période est périlleuse, mais un peuple qui a réclamé la liberté et la dignité saura faire la différence entre les vélléitaires en quête de privilèges et l'intérêt suprême du pays."

Rassembler

À quoi ressemblera l’après-23 octobre ? Outre la qualité et les résultats du scrutin, viendra inévitablement le temps de nouvelles questions, jusqu’ici à peine esquissées. Et celui du défi majeur, véritable gageure : passer d’un système (la dictature) à un autre (la démocratie) sans jeter le bébé avec l’eau du bain, sans manichéisme, sans renier non plus l’identité tunisienne, nourrie par la diversité de ses citoyens, son histoire, mais aussi par la perspective d’un avenir à façonner ensemble et non les uns contre les autres. Avant, on sacralisait « l’intérêt de la nation », celui dicté par Ben Ali. Les autres opinions étaient interdites et réprimées. Aujourd’hui, c’est la révolution et ses nombreux avatars qui ne peuvent être soumis à la critique. Avant, dans l’imaginaire collectif, nombreux étaient les tortionnaires, les criminels « haut placés », les corrompus, les petites âmes damnées d’un régime prêtes à tout pour complaire à leur maître. Aujourd’hui, subitement, que des braves gens, intègres, héroïques, gardiens de la révolution. Janus est de retour…

« La tolérance n’est pas notre fort, décrypte Olfa, journaliste indépendante. Nous sommes passés d’un dictateur unique, suprême, à une multitude de petits dictateurs qui s’ignorent et ne supportent pas que l’on ne partage pas leurs opinions… » Il faudra bien, pourtant, inventer un modèle rassemblant tout le monde : laïcité pour les uns, identité musulmane pour les autres (lire l’excellente tribune de Mohamed Talbi, ici), démocratie et modernité pour tous. Les ténèbres dissipées et les chaînes brisées, reste le plus difficile : apprendre à vivre… ensemble.

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Marwane Ben Yahmed, envoyé spécial à Tunis

Une diaspora peu mobilisée

Leur première participation à un scrutin national – les 20, 21 et 22 octobre 2011 – ne semble pas susciter une réelle mobilisation chez les Tunisiens résidant à l’étranger. Sur 700 000 votants potentiels, seuls 300 000 ont fait les démarches pour s’inscrire et élire leurs dix-huit représentants à l’Assemblée constituante. L’enjeu est pourtant de taille. Exemple : avec dix sièges à la clé, le vote des Tunisiens de France, première communauté de la diaspora dans le monde, pèsera autant que celui du gouvernorat de Sousse. Pour Mohamed Fadhel Mahfoudh, responsable, auprès de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), de l’organisation de celles-ci dans les six circonscriptions situées hors de Tunisie, la difficulté majeure est le recrutement des agents pour les 470 bureaux de vote, soit près de 2 000 personnes. Et ce sont, encore une fois, les réseaux sociaux qui sont mis à contribution pour rallier le maximum de votants. F.D., à Tunis

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