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DossierCes francs-maçons qui vous gouvernent

11/04/2011 à 10:22
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Héritage de la colonisation, la franc-maçonnerie a essaimé en Afrique. Parfois accusée de tous les complots par des pouvoirs qui s’en méfient, souvent courtisée par des chefs d’État qui rêvent d’en être, elle fascine autant qu’elle intrigue. Entre secrets et fantasmes, "Jeune Afrique" a mené l’enquête sur l’influence réelle des « frères » sur le continent.

Entre mythe et réalité, la franc-maçonnerie a toujours fasciné les Africains, particulièrement au sud du Sahara, là où l’initiation, la cooptation et les rites de passage sont à la base de la vie communautaire. Née en Angleterre au XVIIIe siècle et importée en Afrique francophone dans les cantines des administrateurs coloniaux, la fraternité des « fils de la lumière » fut longtemps au cœur même de ce qu’on appelait la Françafrique. De gauche comme de droite, beaucoup des responsables de la politique africaine de la France étaient francs-maçons. De Blaise Diagne au début des années 1920 jusqu’à Omar Bongo Ondimba – qui fut le plus célèbre des initiés africains –, nombre de personnalités du continent aussi. Entre les uns et les autres s’est tissé un entrelacs complexe de dépendance mutuelle où l’on distingue mal ce qui relève du lobbying, de l’assurance tous risques ou de la spiritualité pure.

Cette relative opacité sur fond de rivalités inter-loges (Grand Orient versus Grande Loge nationale française) tout comme l’étonnant apparat symbolique qui nimbe la science des « frères trois points » ont suscité nombre de fantasmes sorciers allant jusqu’à cette peur du « complot maçonnique » qui hantait Félix Houphouët-Boigny au début des années 1960. Et il est vrai que dans le Gabon d’Omar Bongo Ondimba, tout comme dans la Côte d’Ivoire d’Henri Konan Bédié, il était difficile d’être quelqu’un sans « en être » : à Libreville comme à Abidjan, la franc-maçonnerie était à la fois le totem indispensable et le tabou absolu.

Qu’en est-il aujourd’hui, à l’heure d’internet, du dépérissement des réseaux incestueux et de l’obligation de transparence ? Si l’on en juge par les réactions que suscitent en France les enquêtes que publient des magazines qui en ont fait un quasi-« marronnier », le sujet est toujours aussi sulfureux – à tort plus qu’à raison sans doute.

Sur le continent, comme on le lira, l’heure est moins que jamais à l’« outing », cet exhibitionnisme de Blancs. Et la fraternité des tabliers, gants blancs, équerres et autres colonnes du temple est plus que jamais une affaire qui marche… 

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