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DossierEau : l'assainissement, nouvelle urgence

06/04/2011 à 10:25
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L’école française AgroParisTech propose un cycle Eau pour tous, destiné aux cadres des pays en développement. Un partenariat est en discussion avec l’institut 2IE, à Ouagadougou.

Face aux défis de l’eau, l’école AgroParisTech de Montpellier (France) a lancé en juin 2009 un master professionnel Eau pour tous (OPT, en partenariat avec la fondation Suez Environnement), à destination des gestionnaires des services urbains d’eau potable et d’assainissement des pays en développement ou émergents. « L’élément central de la formation est la mission de conduite du changement confiée à chaque auditeur par sa direction », explique Claire Joliet, assistante de la chaire OPT. Cela comprend l’analyse diagnostique du service d’eau et/ou d’assainissement, la rédaction d’un plan stratégique à moyen et long terme pour améliorer et développer le service, puis l’élaboration d’un plan d’action opérationnel qui pourra être mis en œuvre par l’entreprise au retour de l’étudiant.

La première promotion (septembre 2009-septembre 2010) a accueilli six cadres africains et deux haïtiens, quand la deuxième (2010-2011, parrainée par Nadia Abdou, PDG d’Alexandria Water Company) compte dans ses rangs neuf Africains sur douze auditeurs. La formation, en anglais une année sur deux, est ponctuée de deux retours en entreprise de deux à trois mois, durant lesquels les étudiants peuvent mettre en œuvre la théorie, avant de présenter leur plan d’action à leur direction et à un jury du master, en fin d’année. « Chaque auditeur est accompagné d’un tuteur, manager ou ancien manager lui-même », précise Claire Joliet.

De niveau bac + 5 ou bénéficiant d’une expérience professionnelle suffisante, les étudiants sont financés par leur entreprise, et soutenus par une bourse d’AgroParisTech et des bailleurs de fonds tels que la Banque africaine de développement et l’Agence française de développement. Parmi les premiers diplômés, Yénizanga Koné, promu à l’issue de sa formation directeur d’exploitation au sein d’Énergie du Mali SA, gère pas moins de 120 personnes. « J’ai pu renforcer mes compétences aussi bien dans la gestion de clientèle que dans la finance ou dans la stratégie », assure-t-il aujourd’hui.

La troisième promotion (2011-2012) pourrait bénéficier d’une évolution majeure. En effet, un partenariat avec l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2IE), à Ouagadougou, est en discussion. En fin de formation, certains modules seraient ainsi délocalisés sur le continent.

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