L’Égypte regretterait-elle le temps d’Anouar el-Sadate, président de 1970 jusqu’à son assassinat, en 1981 ? Cité dans un câble en provenance du Caire daté de septembre 2007, un économiste égyptien, Galal Amin, estime que le chômage était alors moindre, notamment grâce au programme Infitah mis en place par l’ancien président : une ouverture aux investissements étrangers avait conduit à la création de nombreux emplois. Selon Amin et un panel de « statisticiens, d’élites et d’académiciens qu’il représente », la période Sadate a le goût du « bon vieux temps », quand les Égyptiens avaient plus confiance en l’avenir qu’aujourd’hui, sous l’ère Moubarak. Un autre télex de 2008 rapporte le souhait de certains dirigeants d’entreprises égyptiennes de voir Le Caire faire plus d’affaires avec les États-Unis et moins avec l’Europe. C’est le cas d’Omar Mohanna, notamment, PDG de Suez Cement Company, ou de Karim Ramadan, directeur général de Microsoft Egypt.
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