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DossierMali : en route pour 2012

27/10/2010 à 12:28
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Des militaires maliens au cours du défilé du cinquantenaire, le 22 septembre. Des militaires maliens au cours du défilé du cinquantenaire, le 22 septembre. © D.R.

Les festivités du cinquantenaire à Bamako ont été l'occasion pour les soldats maliens de frapper les esprits grâce à une parade militaire de grande ampleur.

Les célébrations, le 22 septembre, du cinquantenaire de l’indépendance du Mali ont été particulièrement fastueuses : bals populaires et concerts, banquets officiels au palais de Koulouba et riz géants dans les quartiers, balafons et chrysanthèmes, le tout partagé avec les pays voisins et amis qui ont dépêché chefs d’État pour certains, hauts fonctionnaires pour d’autres.

Mais, de toutes ces festivités, seule la parade militaire restera dans les mémoires. Pour deux raisons. D’une part, c’est la première fois depuis l’indépendance que l’armée malienne organise un tel défilé, et, d’autre part, au moment même où les bottes des soldats de l’infanterie battaient le bitume de l’avenue de l’Indépendance à Bamako, une armée étrangère, mauritanienne en l’occurrence, affrontait en territoire malien (à Raz-el-Ma, à 235 kilomètres à l’ouest de Tombouctou) une colonne de combattants salafistes. Deux motifs qui ont rendu plus attrayant le défilé du 22 septembre.

Les principales curiosités ? L’aviation et les blindés, indispensables pour la guerre qui se profile : celle contre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). On a donc vu voler deux vieux avions de combat Mig-21, trois avions-cargos Iliouchine et quatre hélicoptères MI24. Quant aux blindés, pour épargner l’asphalte fraîchement posé, les T34 ont été embarqués sur des porte-chars.

Dans la tribune réservée aux VIP, un homme d’affaires raille son voisin qui a du mal à cacher sa fierté devant l’étalage de la puissance de feu de l’armée malienne : « S’ils avaient peur d’endommager le bitume, pourquoi n’ont-ils pas utilisé des patins sur les chenilles ? Là on aurait eu l’occasion de savoir si ces blindés sont toujours opérationnels. » La provocation ne déstabilise pas son interlocuteur, qui lui répond, sans quitter des yeux la parade : « Quand bien même elle serait sous-équipée par rapport aux autres armées de la région, la nôtre a une vertu rare sur notre continent : elle est républicaine. »

Il est vrai qu’elle se mêle rarement de politique et qu’elle est au service et aux ordres de l’institution suprême : la présidence de la République.

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