Écrivain et professeur d'université, 61 ans.
Il a écrit son premier texte, Le Fossoyeur – publié dans le recueil Dix nouvelles –, sous un pseudonyme. C’était en 1976. Depuis, André Yoka ne se cache plus pour écrire. Professeur de lettres à l’Université catholique du Congo et à l’Institut national des arts, il assume son credo dans son dernier essai, Le Combat pour la culture : « La culture offre l’alternative du beau, du bien, du vrai et de l’autre rive », dit le pourfendeur de la « sape de la pensée », regrettant que ses compatriotes soient devenus des « flambeurs ». La classe dirigeante n’est pas totalement sourde à son discours. Passé par des fonctions officielles – notamment conseiller de Léon Kengo wa Dondo, quand il était Premier ministre –, ce « Kinois de souche » est aujourd’hui chargé de l’organisation des manifestations culturelles et artistiques pour le cinquantenaire de l’indépendance.
Article suivant :
Arts plastiques : l'école congolaise
Article précédent :
Valentin-Yves Mudimbe, l'intellectuel total