DossierSécurité alimentaire : des paroles aux actes

09/03/2010 à 12h:08 Par Théophile Kouamouo
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Avec un chiffre d’affaires d’environ 19 milliards de F CFA en 2008, près de la moitié de celui de tout le secteur, la Société ivoirienne de production animale (Sipra) a résisté et demeure le leader du marché de la volaille. Elle a pourtant failli disparaître sous les effets de la dérégulation des importations et de la grippe aviaire.

Spécialisée dans toute la chaîne du poulet sous des marques différentes – production de poussins d’un jour (Ivoire Poussin), aliments de volaille (Ivograin), production et abattage de volailles (Coqivoire), vente de matériel d’élevage –, la Sipra profite bien entendu des mesures de protection du marché depuis 2005. Cette entreprise vieille d’une trentaine d’années, ancienne filiale d’un groupe européen, rachetée par Jean-Marie Ackah, un ancien cadre, a su s’adapter à toutes les crises. Face à la peur de la grippe aviaire, elle impose sa marque Coqivoire comme valeur refuge à travers des campagnes de publicité et d’explication rassurantes. Contre l’agressivité du poulet congelé importé, elle répond avec la création dans les années 2004-2005 d’« espaces frais », des boutiques installées aussi bien dans les quartiers huppés que dans les cités populaires. Elles sont une cinquantaine aujourd’hui.

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