DossierSécurité alimentaire : des paroles aux actes

09/03/2010 à 15h:34 Par Christophe Le Bec
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L’orange et la clémentine marocaines sont depuis les années 1980 les stars des étalages européens. Ce succès est le fruit d’une politique d’exportation ancienne, jadis menée par l’Office public pour la commercialisation des exportations (OCE). Depuis la libéralisation, en 1987, le secteur privé s’organise. Jusqu’en 1998, les grands du secteur, Geda, Delassus ou GPA, avaient tissé des liens privilégiés avec leurs marchés traditionnels français et espagnol, mais peinaient à exporter en Europe de l’Est, en Scandinavie et en Amérique, des zones où les volumes sont faibles, les importateurs moins nombreux et les réglementations exigeantes. Les producteurs marocains de fruits et légumes ont donc combiné leurs forces au sein de deux groupements, Fresh Fruit et Maroc Fruit Board, créés en 1998 et 2000. Soutenus par le Centre marocain de promotion des exportations, les efforts commerciaux ont permis d’améliorer la notoriété des agrumes marocains en Russie, au Canada et en Pologne. La Russie compte aujourd’hui pour 44 % des exportations d’agrumes marocains (premier client devant l’Union européenne) et le Canada 11 %, avec des volumes en hausse de plus de 30 % depuis deux ans. En 2009, Maroc Fruit Board a exporté 200 000 tonnes d’agrumes et Fresh Fruit 95 000 tonnes.

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