Premier ministre d’Haïti de mars 2004 à juin 2006.
« Barack Obama a demandé à George W. Bush et à Bill Clinton de coordonner l’aide internationale, avec sans doute aussi le général Colin Powell. Les Américains sont les seuls à pouvoir assurer la sécurité en attendant que l’État se reconstitue. Étant donné l’urgence de la situation, la question d’une mise sous tutelle ne se pose pas. Et puis, nous avons un Premier ministre, Jean-Max Bellerive, d’une grande compétence, sur lequel la communauté internationale peut compter. J’en appelle à une sorte de plan Marshall qui pourrait être supervisé par l’Union européenne pour contourner les risques d’une relation bilatérale.
Sur le plan politique, la situation est, hélas, idéale pour Aristide. Ses partisans vont se mobiliser. Certains prétendent que Dieu punit Haïti pour tous ses crimes. C’est du pain bénit pour Aristide, qui se présente comme l’homme providentiel. Son retour serait catastrophique. Il y aurait un risque de guerre civile. »
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