En 2009, la facture des importations a seulement diminué de 1,2 milliard de dollars
© J-F Rollinger pour J.A
Les mesures protectionnistes adoptées en 2009 ont fait beaucoup de bruit. Des investissements directs étrangers (IDE) contraints à associer un partenaire algérien à hauteur de 51 % du capital, obligation pour les entreprises étrangères – notamment dans l’importation – de compter 30 % de participations locales, lettres de crédit nécessaires au règlement de toute importation… L’Algérie a effectué un revirement critiqué pour l’insécurité juridique qu’il a créée, refroidissant les investisseurs étrangers. Reste que les mesures adoptées, destinées à réduire les importations, ne sont pas encore suivies d’effet. Les importations n’ont baissé que de 3 % en 2009. Soit un allègement de 1,2 milliard de dollars pour une facture de 40 milliards en 2008.
Les défis de 2010 ont donc un air de déjà-vu. « L’impératif de diversification de l’économie demeure », souligne le FMI – chantier titanesque s’il en est. Cette année, démarre un autre programme quinquennal de développement (150 milliards de dollars). Le FMI, qui a pointé pour 2009 le premier déficit budgétaire depuis dix ans, n’est pas seul à appeler à « une rationalisation des dépenses publiques ». La bouffée d’oxygène proviendra de la remontée du cours du baril, de bon augure pour l’Algérie, dont l’économie est assujettie à la rente des hydrocarbures. Les indicateurs – une dette extérieure réduite à 486 millions de dollars fin 2009, 146 milliards de dollars de réserves de change…) sont au vert.
Article suivant :
Hydrocarbures : le grand retour des investissements ?
Article précédent :
Mines : parenthèse refermée ?