En 2009, seule l’Afrique a enregistré un bilan touristique positif, selon les données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), avec une hausse d’environ 4 % des visiteurs. Ce résultat est le fait de la résistance des principales destinations à la crise internationale : Maroc, Tunisie, Égypte, Kenya, Swaziland ou Afrique du Sud. Cette tendance haussière devrait se poursuivre en 2010, notamment en Afrique du Sud, où plus de trois millions de touristes, dont près de 500 000 étrangers, sont attendus lors de la Coupe du monde, selon les estimations de la Fédération internationale de football association (Fifa). Les pays proches de la nation arc-en-ciel espèrent également en profiter. Ainsi, la Tanzanie a mis en place des infrastructures pour attirer les équipes participant à la compétition et leurs supporters.
L’Angola, pays hôte de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), plus connu comme puissance pétrolière, s’attend lui aussi à accueillir des centaines de milliers de visiteurs. Pour faire face à ces arrivées en masse, les autorités ont investi dans la construction de 25 nouveaux hôtels dans les quatre villes où se dérouleront les compétitions. Au Maroc, principale destination du Maghreb, la donne est différente. Le plan gouvernemental Vision 2010 qui prévoit l’arrivée de 10 millions de touristes dans le royaume cette année, ne sera visiblement pas atteint. Le limogeage, début janvier, du ministre du Tourisme, Mohamed Boussaïd, sonne comme une sanction de cet échec.
Article suivant :
Aérien : l'année des compagnies régionales ?
Article précédent :
Un effet Coupe du monde ?