DossierPerspectives 2010 : l'Afrique se pose des questions

18/01/2010 à 14h:34 Par Christophe Le Bec
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Après une croissance soutenue ces dernières années, l’immobilier devrait connaître une année 2010 plus difficile, mais tous les segments du marché ne seront pas touchés à l’identique. L’immobilier de luxe et touristique pour une clientèle étrangère et locale aisée fera face à une phase corrective, après l’euphorie connue au Maroc et en Tunisie. La crise financière a rendu la demande internationale fragile et les investisseurs étrangers craintifs. Les déboires de Dubaï font planer le doute sur la continuation du plan Azur au Maroc (démarrages poussifs des stations Mazagan et Saïda). Début janvier, Sama Dubai a annoncé le gel de ses investissements au Maghreb et s’est retiré du projet Amwaj, près de Rabat (2 milliards de dollars).

Par ailleurs, la demande de logements destinés à la classe moyenne, très forte, se heurte aux prix élevés : de 2003 à 2008, ils ont triplé en Algérie, doublé à Marrakech et augmenté de plus de 40 % à Rabat et Casablanca. En Algérie, la correction a eu lieu en 2009 : les transactions immobilières y ont chuté de 80 % et les prix à la vente et à la location ont plongé respectivement de 40 et 30 %. Au Maroc, la diminution des taux d’intérêts (8,1 % en 2003, 5,75 % en 2009) et les aides publiques ont permis à plus de 50 000 foyers pauvres d’accéder à la propriété depuis 2005. Malgré les garde-fous qu’il a érigés, le royaume évitera-il l’implosion du marché immobilier en 2010 ?

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