Le cours du baril d’or noir (WTI) a beau demeurer deux fois inférieur à son plus haut niveau connu avant la crise mondiale, sa hausse spectaculaire de 80 % en 2009, atteignant plus de 80 dollars après un plancher à 32 dollars, pousse à l’optimisme en Afrique. L’essor de l’exploration-production pétrolière depuis ces cinq dernières années a eu tendance à fléchir à partir de la seconde moitié de 2008. L’année 2010 pourrait voir le secteur se redynamiser sur le continent : le démarrage de la production dans plusieurs pays prometteurs comme le Ghana (où le premier baril sortira de terre au dernier trimestre et dont la production devrait atteindre à terme 250 000 barils) est un indice de la relative bonne santé du secteur. Et les projets considérés comme trop peu rentables avec un baril à 40 dollars devraient être relancés à leur tour.
Côté gaz, le cours n’a jamais été aussi bas. Après une chute de 25 % en 2008, le marché a accusé un nouveau recul de 0,9 % en 2009. La baisse de la consommation industrielle, les projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au Moyen-Orient, la hausse de la production intérieure américaine et les projets d’infrastructures, comme le gazoduc Medgaz entre l’Algérie et l’Europe, conduiront à un surapprovisionnement des marchés de l’OCDE, au moins jusqu’en 2012 ou 2013. Une bulle gazière mondiale est à craindre dont les effets se feront ressentir sur les exportations africaines. Les reports de projets d’usines de production de GNL (golfe de Guinée, Nigeria, Angola, etc.) sont les signes avant-coureurs de l’essoufflement du secteur.
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