Président de l’Union des Comores, 51 ans
Élu triomphalement en 2006, Ahmed Abdallah Sambi ne peut pas se représenter cette année. La Constitution stipule que la présidence de l’Union des Comores doit échoir à un Mohélien, selon le principe de la présidence tournante adopté en 2001. Oui mais voilà : Sambi a entrepris en 2009 de s’attaquer à la Loi fondamentale, qu’il juge inefficace et coûteuse. Après avoir rogné les compétences des présidents des îles – redevenus des gouverneurs –, il entend demander aux députés récemment élus de prolonger son mandat afin de faire coïncider l’élection du président avec celle des gouverneurs – en 2011 ou 2012. L’opposition, qui dénonce « la dérive dictatoriale » du président, craint qu’il ne s’éternise au pouvoir. À Mohéli, certains n’hésitent pas à brandir le spectre du séparatisme s’il va au bout de ses intentions.
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Issad Rebrab
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