DossierLes 100 personnalités qui feront l'Afrique en 2010

19/01/2010 à 15h:31
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C’est le face-à-face le plus attendu de l’année 2010. D’un côté, le président sortant, Faure Gnassingbé, qui a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005. De l’autre, Gilchrist Olympio, le leader historique de l’opposition depuis l’assassinat en 1963 de son père, Sylvanus Olympio. Le 28 février, les « deux fils » auront la possibilité d’évaluer à la régulière le poids électoral de leurs camps respectifs : le Rassemblement du peuple togolais (RPT) et l’Union des forces de changement (UFC). Depuis l’indépendance, le Togo n’a connu qu’absence de pluralisme, candidatures rejetées ou boycotts… Ce mano a mano serait une première. Mais encore faut-il qu’il ait lieu ! Calculs politiciens ou craintes légitimes quant à la sincérité du scrutin… Toujours est-il que Gilchrist Olympio laisse planer le doute sur sa participation, exigeant le retour à un scrutin présidentiel à deux tours. Quant au chef de l’État, s’il ne s’est pas encore déclaré officiellement candidat, c’est avant tout une question de timing. Mais il serait regrettable que cette confrontation par les urnes ne puisse se dérouler, pour enfin solder les comptes de l’histoire togolaise.

 

 

Gilchrist Olympio, l'opposant (© Reuters) / Faure Gnassingbé, le président (© V.Fournier pour J.A)

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